‹ En GuinéeChapitre 69 sur 115 · CERCLE DU DUBRÉKA · texte numérisé non relu

CERCLE DU DUBRÉKA

"-ii'i-ii'i zî:£ii. îŒr j^ rroK m

\ZIÎ4

T-'ur-i tf

^-^•;u.:^.v is: i^a^jvc. ^

^wv -v ^^w.;;^"^*~. ■?>

La population est d'origine soussou, au nombre de 12.000 individus; cependant une certaine quantité d émigrés venus depuis la création de Dubréka, et . l'estension de Conakry s'est établie au Tabouusou, région saîne et oh règne une végétation spleudïde.

BRAMAYA

Le Bmmaya, ou plus exactement Bouramaya, était jadis un des Étata indigènes les plus importants du pays Sousaou, mais ses limites se rétrécissent chaque

LE GOUVERNEMENT A CONAKRY

jour par la formation, Ji sa périphérie, de petits dtats indépendants. Il s'étend encore, cependant, sur un vaste territoire, à cheval sur le cours inférieur du K.ou-Kouré.

Le roi William Femandez a pour résidence Bouramaya, situé sur la rive droite du Kou-Kouré au point où commence l'estuaire de ce fleuve, estuaire que l'on désigne habituellement sous le nom de rivière de Bramaya. En face, sur la rivegauchc, se trouve le village de Yafraya, oii existait autrefois un établissement commercial français. Aujourd'hui il n'y a plus de Blancs sur les bords de la Bramaya, mais on trouve, h, Yafraya, deux traitants sénégalais dont l'un possède un comptoir relativement important, auquel il a donné le nom de Sainte- Hélène (1).

(1) Paroisse.

tm

GARENQHI

Au Nonl-Est du Bramaya, est le Garcn^hi, petit État indigène, qui comprend une douzaine de villages dispersé» dans la grande plaine qui s'étend entre le Badi et les monts du Khabitayc et liabitii par des Soussous d'une méfianr« extrême :

" Mes hommes me représentaient les gens de ce pays comme fort peu liospitaliers, et en effet, dfcs le premier village, ils manifestèrent hautement le mécontement que leur causait la visite d'un Blanc, après lequel, disaient-ils, il en viendrait bientôt heaucoup d'autres. En présence de cet accueil, je me dt^cîdai à effectuer rapidement la traversée du pays, en contournant les villages qui se trouvaient sur mon chemin, et ne m' arrêtant qu'aux hameaux (da^has), où habitaient les esclaves chargés des cultures.

" Dans les villages on me donnait une case, si je désirais m'y arrêter, on vendait avec empressement les vivres que je demandais, mai» impossible d'obtenir des guides, ni mt-me des indications sur les sentiers îi suivre. Souvent même, mon interprète était obligé d'user de ruse pour aiTiver k connaître le nom des localités, nom que l'on refusait de me donner " (1).

La capitale du pays est Kouutôu ou Kountoum.

LABAYA

Dans rinténeui- des terres se trouve te Labaya, État soussou important, qui s'étend sur un vaste massif montagneux limité îi l'Est par le Badi, au Nord par le Kou-Kouré. Le massif est formé par un plateau de 3.50 à 400 mètres d'altitude qui sert de soubassement îl des montagnes dont le sommet s'élève k 700 et 800 mètres. Le plateau est creusé de vallées profondes, sinueuses et étroites, aux pentes escarpées, au fond desquelles de gros naisseaux roulent leure eaox bouillonnantes sou» l'ombre impénétrable des arbres qui se dressent sur les rives en une forêt pressée.

Farendja est la capitale du Labaya, son roi est l'alpha Maury ; il a sn conserver sur ses sujets un pouvoir discrétionnaire, force que les autres chefa soussous ont depuis longtemps perdue.

KHABITAYE

Presque sur la côte, h. l'embouchure du Kou-Kouré et s' étendant dans l'Est jusque vers les rives du Badi on rencontre le Khabîtaye.

Le chef du pays est le régent Bamba-Moussa ; il réside Jt Koréra sur la Dubréka, appelée aussi rivière de Soumba.

La population est de raee souasou et comprend une quinzaine de milliers

(1) Paroiaie. — SuUeïin de la Sodéti de Biographie Commercial, 1894.

d'habitants répartis dans une grande quantité de villages du reste tr&s parsemés sur un temtoire de plus de 2,500 kilom^itrca carrés.

KALETAYE

Entre le Braraaya, le Kabîtayc et le Koba est situé le Kalétaye. Cet Etat comprend les nombreux îlots formés par le Kou-Kouré et, est en façade fur la baie de Sangaréa et l'Atlantifiue.

LE rOKT DE CONAKRV ET LA C"' f. A. Û.

On rencontre dans le delta du Kou-Kouré ou Bramaya, un grand nombre d'insulaires de race baga qui ont été refoulés dans les marécages par l'invasion des Soussous rejetés eux-mêmes des Jiauteurs du Fouta par les Foulahs.

La population de ce pays peut être évaluée k 5,000 intlïvidus environ.

80UMB0UYA

En descendant la c6te entre le Mancali et le Moré-Baya, dans une région plate et traversée par de nombreux marigots se trouve le Soumbouya. La population est d'environ 12,000 âmes, qui reconnaissent la souveraineté du roi Eui- Toumané, en résidence Jv Wouankifong, capitale du Soumbouya.

On élbvo dans le pays une grande qnantitë de bœufs donnant une viande excellente : cette race est très appréciée des habitants de Conakry.

TÊNÊ

Dans rintérieur, encore dans les régions soussous se trouve le Téné, pays fonné do plaînos et hérissé de rochers de grès.

Cet Etat a jx^ur limites septentrionales le Kou-Kouré puis le Mayon-Kouré qui le séjvfire du Itiirign ou Barigou.

Talé est la capitale du Téné. Elle se trouve au bord d'une petite rivière que Ton firanchit sur un jKWt naturel très curieux.

La |H>pulation de cet Etat est d environ 2^3 J»3 habitants répartis sur un territoire assez jK^tit mais très fertile, et sur la route commerciale du Pongo vers

l^mU>.

BARIGOU ou BARIGN

Très près du Téné et entre le Kou-Kouré et le Mayon-Kouré. se trouve le IWtgn« jviy^ de plaines et de rochers, traversé par la route de caravane de Timbo à l>ilHn^)Qft« La résidence du chef est Khatia.

SOKOU ou SOKOUU

XvHt knn du Rurî^, le Sokolî est le plus septentrional des pays »>ussfc>ii5, il est Umîtn>phe de la pn>vînce de Mashi Fouta-l>îalk> . et est riveiaîn du Koci- Kourè* Sa oApitïiîo 0^ IVmokoulirna, sur un petit afduent de ce deuve.

IXx mUle individus environ, d'ori^ne soui5?»?u, c»>n5draent la p^puIatâoQ du

TAMBA

S^r lii rivv droite d:i Kea-Koaré csî sinJ !r rrjraiainr ^*:a?îît>'a d:i T*r2.b*-

FILAHCOUNDJl

-t.4.^.- -* — ^» __»- *m.MMr.r*^ .r

BOAKOUNDJI

Sur la rive droite du Badi on rencontre le Boakoundji, dont la population soussou est d'environ 8,000 individus. La capitale est Falessadé.

SÉRIMMA

Au Nord du Barign est TÉtat soussou de Sërimma ou Srîmma ; il est à cheval sur les deux rives du moyen Kou-Kouré ; c'est un pays montueux traversé par les routes commerciales qui conduisent à Dubréka, au Labé, à Timbo et vers le Rio-Pongo.

La capitale est Kébalê, sur la rive droite du Kou-Kouré.

La population est évaluée à 10,000 individus.

KINSAM

A l'Est du Sérimma, le Kinsam forme un important État soussou à la limite des pays foulahs, et situé sur les deux rives du Kou-Kouré.

La polulation est de 15,000 habitants, très clah'semés dans une région montueuse et bien arrosée, de 2,000 kilomètres carrés d'étendue.

GOUMBA

Le Groumba est un pays montueux bien arrosé, habité par une population soussou évaluée à 8,000 individus.

CERCLE DE BENTY

(ou DE PHARMORÉAH)

La circonscription de Pharmoréah Benty comprend des peuples soussou, mandingue et foulah-houbbous.

Ce cercle est voisin de la colonie anglaise de Sierra-Léone ; la situation de cette circonscription, demande de la part de l'administration un tact très grand pour éviter à chaque moment les incidents provenant des frontières qui ont été jusqu'à ce jour très mal déterminées.

Le Morébaya, le Kho-Konîah, le -Salou-Tamisgo, le Sandon, le Doogouta, le Béreiré, le Honnali, le Caniah, le Houré, le Fita, la Furia, le Moréah, leMoré- Caniah et le Samoh dépendent de rarrondissement de Pharmoréali.

MANÉAH

Le Manéah, très près du Tabounsou, a une population de 12,000 soussous, dont le chef Buanké-Modou, réside k Manéah sur la rivière du même nom.

BÊREIRÉ

Le Béreiré est un pays soussou qui tire son nom de la rivière du même nom. La capitale est Béreiré, comptoir commercial.

MORÉAH

IMus au Sud, le Moréali, capitale Forécariah, sur la rivière du même nom, est habité par une population composée de soussous et de foulahs, évaluée à 10,00f) individus.

Le chef du Moréahest TAlmamyDaouda-Touré.

Ce pays est situé près des côtes de l'Atlantique ; il est coupé par de nombreux marigots vaseux (jui rendent le pays insalubre, surtout pour la race

blanche.

MORÉBAYA

Le Morébaya est situé sur le littoral de l'Atlantique, et est habité par des Soussous dont le nombre est de 15,000 environ.

La capitale est Morébaya, sur la rivière du mémo nom.

Ce pays, sous Tautoritu de l'Alniany Kouni-Soury, est divisé en quatre provinces, le Morébaya, le Koké, le Kourounibouya et le X...

MORÉKANIAH

Dans le sud de la Guinée, et tout à fait sur la frontière du Sierra-Léone, se trouve le Morékaniah, habité par L5,000 individus placés sous l'autorité de Talkali Sira-Laye, en résidence à Morékaniah, sur la rivière du même nom.

SAMOH

Sur le littoral, et frontière avec le Morékaniah se trouve le Samoh, pays peuplé de Mandingues.

Cette région est sous l'autorité du l)esherbro Ansou, en résidence à Benty.

La population est d'environ 15,000 habitants.

Ce pays a été surtout le théâtre des nombreux exploits des Noirs de Sierra- Leone, et, en 1894, un corps de troupe de la colonie anglaise est venu prélever des impôts sur la population du Samoh.

Par suite des traités franco-anglais, le Samoh est à cheval sur les frontières des colonies de ces deux puissances.

BENNAH OU QBEMNAH

Le Bennah est un Etat très important situé dans le bassin de la Grande- Scarcies. Sa population est d'au moins 35,000 individus de race soussou.

Avant 1892, le Bennah était sous l'autorité de l'Almamy Demba-SaUfou ; aujourd'hui le pays est divisé en quatre provinces commandées par les chefs de ces subdivisions qui forment le conseil du Bennah sous la direction de l'Almamy Kondéto, cx-alkali de Laya.

Le Moussaya avec l'Almamy Luceni de Moussaya.

Le Baya-Baya — Golé-Bourania.

Le Sineya — Wouandé-Modou de Sineya.

Le Digui-Digui — Yakaba-Soury. .

^ai*

ILE DE EONAERY

La population du Bennah est très arrogante et très fière, elle est presque entièrement musulmane et peu avenante envers les Européens qui séjournent chez eux. Les administrateurs de la Mellacorée ont eu souvent maille îi partir, et en 1893, la colonne Briquelot revenant du haut Niger a dû livrer bataille pour traverser le pays.

CANIAH

Au Nord du Morébayah et du Moréah, et h, l'Ouest du Bennah, est une région élevée où de nombreux cours d'eau viennent prendre leux-s sources. Ce pays porte le nom de Caniah.

Ijl capitale en est Fréguia-Bé ou Fréguia-la-Grande, village situé sur un affluent du Badi, appelé encore dans son cours supérieur Samo.

Sounkari-Modou, en résidence à Fréguia, est le chef du Caniah.

Vingt mille h<ibitants de raee soussou vivent dans ce pays très fertile, mais d'un accès peu commode à cause des mouvements ds terrain très prononcés, qui détournent du pays les caravanes du Fouta.

HOUBBOUS

Les Houbbous, anciens sujets du Fouta-Diallo, ne reconnaissent plus la suzeraineté des Almamys foulahs, depuis le règne de Oumarou.

Ce fut sous la conduite du marabout Djioué, puis d'Arbal, son fils, que les Houbbous vainquirent les Almamys Oumarou, puis Ibrahima et ravagèrent même Timbo : depuis ls7i>, les Foulahs ont renoncé îi soumettre les rebelles. Les Houbbous sont de même race que les Foulbé : ils occupent le Djambilo, le Furia et sont voisins des pays soussous du Khokoniah et du Houré.

SANDOU OU SANOU

Vers le Xord, le Sandou, pays sousm:ïu. situé dans la haute vallée de la Grande-Scarcies. t*st habité par une dizaine «le milliers d'indi^ndus.

HOURÉ

Le Houré est un pays situé sur la frontière Xord du Sierra-Léone : il a été longtemps mis au pillage par les bandes de Samory.

La population évaluée h lOjXK» habitants est sous la dépendance de Falpha

Oumara. en résidence à Salliaya, situé sur la rive gauche du Pentali, affluent de

la Petite-Scarcies.

TAMISSO

Le Tamisso a été placé sous le protectonit de la France par plusieurs traités qui ont été détînitivement contîrmés le 2 février l>^i»l. par TAlmamy Fodé et le capitaine Brosselard-Faiilherbe. représentant le gouvernement français.

Le Tamisso est situé «lans les limites suivantes :

Au Xord de la rivière Kora. séparant le Tamisso du Sandou de la rivière Lolo et du pays de Djambiloya, dépenilant du Fouta-Diallo.

A l'Est, le Tamisso séparé du Koukounia, pays égîxlement français, par la rivière Lolo. LVtte frontière s'arrête sur cette rivière au dessus du village de Darakové.

Au Sud. le Tamisso séparé du Tambakha ; dans la zone anglaise}, par une ligne allant de la rivièn* Lolo au village de Yani. qui appartient au Tamisso sur la rivière Kilimo. puis par une ligne allant de la rivière Kilimo a la riWère Kolé au ^nllage de Fodéah. qui appartient au Tamisso, et ensuite par la rivière Kolé elle-même.

A r(.)uest. le eour< du Kolenthé ' Grande-8caries\ entre le confluent de la ririère Kolé et celui de la rivière Kora.

La capitale est Ouossou ou Ouaoussou.

D'Ou(îlia Ji Ouossou on traverse une région trèa accidentée, mais d'un paysage agréable, qu'un grand nomlire de rivières très limpides coupent en tous sens.

FOULACOUNDJIÉ Ll)

Au Nord du Benuah et liabîté par des r.îfuglé8 foulalis, soussous et maudiiigues, se trouve le Foulacoundjié.

En 1894, une colonne de légionnaires tut envoyée dans ce pays pour forcer

VUE DE CONAKKY

les habitants k ouvrir ses routes h, la liberté commerciale. Les légionnaires durent attaquer la résidence du chef indigène et la prendre d'assaut. Depuis ce fait d'arme, le pays est ouvert au commerce.

(1] FonlacaoDdjië on Foulttlu-Koaiidjié.

Page 1