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LE PEUPLE FOULAH ET HON AVENIR

iiE/. les Iiabitïints de l'Afrique, la jeuuesse est de peu de durée: encore jeune, le Foulah respire un air de sauté et de force, mais eu avançant en kge, les abus de la vie et les excès génésiques l'appauvrissent et lui donnent de bonne heure l'apparence d'un - vieillard.

La femme peul (1), de race pure, est, dans sa jeunesse, jolie et séduisante : la taille svelte, le visage ovale, les attaches fines, elle sait donner à HOn léger costume une tournure élégante. Par la coquetterie et l'astuce, elle n'a rien k envier k l'Européenne; devant l'étranger, elle affecte quelquefois la modestie, mai» si elle reconnaît dans ce nouveau venu, un Iiomme riche, elle devient audacieuse, et pour obfënir quelque chose qu'elle envie, elle saura metti-e ses charmes et ses formes en lumière, avec un art sans pareil et un

(1) " Je suis introduit chez les femmes da chef; sur l'invitatian de colai-ci, après dq rapide échange de curiosités réciproques, elles passent dans une autre retraite, probablement dans la cour. Cinq jolies tôtes, assurément, couleur capucin mat, avec luisants; lo visage est un peu lourd, le pied épais, mais ici co sont des accessoires ; le corps est d'un vigoureux dessin, sa grâce animée fait ressentir à distaace ses ardeurs smectiques de lète nue. Elles ne sont pas ril'duitea à attendre les bains do mer en été pour montrer leurs jambes, l'hiver pour décolleter leurs épaules avec des airs mystérieui pour vanter le reste '. Ici la beauté par tons ses pores hume en plein vent.

Mais ces feram"s ont crache partout ! l'impression d'art s'envole.

Le corps de la femme est la toute puissante réalité, tandis que son &me en est l'insaisissable fantSme; aspiration sans cesse haletante dans nn vide toujours vide, oii vainement toutes los

goût égal à TEuropéenne. Cependant dans la vie privée, elle n'a pas comme la Blanche, le rôle agréable de la vie, car c'est îi elle qu'incombent toutes les fatigues, l'homme étant le maître, la femme la servante.

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