IBRAHIMA
(vers 1840)
YAYA IBRAHIMA QASSiMOU
(Alpha) (Alpha) (Alpha)
AGUIBOU YAYA (Alpha)
(Alpha) né en 1855
A Q U I B O U MAMADOU-8AUHOU
né en 1878 né en i88t
Deux terrains palissades, un est habité au Nord de Foulamory par le chef du Kadé et autres lieux(Yaya), l'autre est au Sud du village foulah oîi réside le chef maudingue du paye.
Kadé avec les villages voisins situés k 8 kilomètres h la ronde possède 12.000 habitants environ, de race mandingue, foulah, landouman, sarrakolet, toucouleur, etc. De nombreux troupeaux de bœufs, de chèvres et de moutons paissent dans les prairies ; il faut encore citer une trentaine de chevaux originaires du Boundou ou du Pakao.
Kadé, au poiut de vue commercial et stratégique, se trouve au carrefour des routes conduisant vers Bakel, la Gambie, le Gabou et Géba, Boké, Labé, Médina, etc. Un fleuve, le Rio Grande, passe h 9 kil. 900 de la ville et est dès cet endroit navigable par îî à. 4 mètres de fond.
C'est sur la route de Kadé au Gabou par le Rio Grande que l'on rencontre les trois sources thermales qu'Hecquard a, pour la première fois, citer lors de son voyage au Fouta en 1851.
BAUVÉ LÉMAYO
Le Bauvé Lémayo ou Limayo est une région dépendant directement du chef de Kadé. Ce pays est peu habité et une partie a reçu le nom de Oualo du Bauvé.
Les missidés principaux sont Bouli, Médina, Dara et Nabarri. On y rencontre cependant d'importants villages de captifs comme Mahmadou-Guimi, Guiledji, Léla, etc.
Le teri-ain est couvert de liauteurs de roches ferrugineuses. Un fleuve important mais qui n'est pas navigable traverse le pays, je veux citer le Cogon.
Le Bauvé Lémayo n'a pas de capitale, le chef du pays habite son foulahso (maison de campagne) où tous ses familliers viennent séjourner ou former des \'illages voisins. Le Bauvé Lémayo est renommé par ses nombreuses prairies, aea excellents pâturages et la qualité de ses bestiaux.
DIOUALE DE BAYLO
Le Baylo est une province méridionale du Fouta, voisine des états soussous du Elhokhouniah et des Houbbous.
La capitale est Tigué.
Ce dïouale est montueux et bien arrosé, les habitants peu nombreux par rapport à l'étendue du pays, 'possèdent de nombreux troupeaux de bœufs.
DIOUALE DE MASHI
Province méridionale du Fouta, limitrophe aux pays Soussous du Sokoli, du Srîmma et du Kinsam.
La capitale est Goungga; bourg principal, Mashi.
Le Mashi est une région montueuse, bien arrosée et possédant de belles prairies où paissent de nombreux troupeaux de bœufs.
Ce dïouale est le passage forcé de toutes les caravanes se rendant à la côte vers Conakiy ou Dubréka.
DIOUALE DE TIMBI-TOUMI
C'était il y a une dizaine d'années le dïouale le plus important du Fouta, ,après celui du Labé ; mais, depuis, une partie du Timbi a été distraite pour former une nouvelle province sous le nom de Timbi-Madina.
La capitale est Toumî, ville foulah, résidence du chef de laprovince. Le dernier alpha du Toumi fut Tierno Oumarou Sylla (1890-92), de la famille des Sauria,
Bambaya, Consotonî, Monoma, Ouaréa, Koussi, Pellal, Pita, Bourkadjë, Sintali, Bouroundjé sont les principaux missîdés de la province.
Tîmbî-Toumî est une ville importante du Fouta-Diallo. Voisine de Timbî- Madîna en 1882, elle s'est éloignée de cette dernière à cette époque, et est devenue une ville florissante.
La mosquée est une des plus renommées du pays ; c'est une immense case circulaire de 20 mètres de hauteur, dans laquelle est une chambre carrée de 12 mètres de côté, en terre, plafonnée à 2 mètres 50 de hauteur par d'énormes poutres de bois. Des orangers et des bananiers couvrent ici chaque enclos ; la ville, bien située, possède de nombreuses sources, dans des terrains très propres à la culture.
DIOUALE DE KOYN
Dïouale important dans le Nord du Fouta-Diallo, dirigé par un alpha en résidence à Koyndantaré.
La province est habitée par des populations Foulahs, Mandingues et Soussous.
DIOUALE DE TIMBI-MADINA
Le Timbi-Madina est un ancien sous-dïouale de la province de Timbi-Toumi qui a été élevé au rang de dïouale, il y a une dizaine d'années.
La capitale est Madina.
C'est un pays habité par les Foulahs et des esclaves Soussous, au nombre de 45,000 environ ; les missidés les plus importants sont Madina-Tokocéré, Niguellandé, Téliko, Santou, Kourakountou, Ndenda.
De l'alpha de Madina dépendent encore le Kébou, le Souguékourou, le Monéma et le Tamba, peuplés par des races Soussous, et payant tribu au Fouta.
Tîmbi-Madina est une ville riche, composée de quartiers séparés ; les rues sont nombreuses, bien entretenues, les carrefours et les places sont balayés et
propres, lea CAses vastes et bien close». De nombreux orangers, papayers et citronniers poussent de tous côtés. Timbi-Madina est une des villes les plus importantes du Fouta-Diallo, elU' est située par 000 mitres d'altitude sur un vaste plateau.
SOUGUEKOUROU
Royaume aoa'wou tributaire du Fouta, près des limites de la province de Timbi-Madina.
MONÉMA
Le Monéma, sur la rive droite du Kakrima et du Kou-Kourd, est un pays tributaire du Fouta, et fait partie de la province deTînibi.
DIOUALE DE BOROUAL-TAPË
Dïouale du Fouta, entre les provinces du Timbi-Toumî et de Fongonmba.
La population évaluée K 20,000 individus est de race Foulah.
La capitale est Boroual-Tapè, sur la route de Labë, vers Boké et le Kou-Kouré; Ce bourg est situé au sommet d'une colline en forme de cône surmontée de magnifiques benténiers ; une petite source, cause évidente de la formation de ce boui^, entretient la vie sur ce site isolé au-dessus de la plaine qu'il domine de tous les côtés; c'est une position stratégique.
DIOUALE DE KOLLADÉ
Le premier chef de ce pays fut l'Alpha Kolladé, grand marabout qui vivait à l'époque k laquelle les Foulahs envahirent le Fouta.
■ La capitale, fondée aussi par lui, a été appelée Kankalabé. Par souvenir pour ce saint marabout, Kankalabé est devenue le lieu de refuge des hommes ayant commis une faute ; les réfugiés trouvent dans cette capitale un asile assuré contre les poursuites de la justice.
Le dïouale de Kolladé, situé dans le nord du Fouta, est habité par des populations de race foulah et soussou.
DtOUALE DE FOUGOUMBA
Dïouale rlu Fouta-Diallo, fiu nord do celui de Timbn.
Cette province a peu d'(!tendue mais eat bien peuplée ; on y rencontre des Foulahs de race pure en plua grand nombre, c'est du reste le foyer de la race Peul dans cette région.
Le pays est gracieux, borde de belles collines. La belle végétation des champs, pittoresquement vallonnés, les bouquets d'orangers, de papayers, de mampatas, de nétës, les frais pAturages, les bois ombreux font de cette région un pays* enchanteur.
Fougoumba ou Foucoumba, chef-lieu de la province, est une des villes les plu.** importantes du Fouta-J)iallo. Située au pied d'une montagne, elle contient plus de milles cases (1) séparées les uues des autres par autant de jardina. La
(I) Hecquard.
mosquée est grande et jouît d'une certaine célébrité. Placée au cœur du Fouta, cette ville est la plus ancienne du pays ; elle était jadis le séjour obligé d'un Conseil dans lequel résidait la souveraineté du pays. Mais une révolution détruisit cette espèce d'oligarchie représentative et le siège du nouveau gouvernement fut transporté à Timbo. Cependant Fougoumba a conservé quelques-uns de ses anciens privilèges et c'est encore dans cette ville que sont nommés et sacrés les nouveaux Almamys et que sont choisis les chefs de province ; il se tient aussi, tous les ans, sous la présidence de la famille des Guiladjio, l'assemblée des Anciens, et, à l'annonce de guerres, il s'y réunit les armées. Un des grands avantages de la ville sainte est la neutralité de son territoire, sur lequel les Almamys ne peuvent se combattre ; on peut y traiter de la paix ou de la guerre, mais la croyance générale est que, si l'on y préparait les hostilités, si, par exemple, on y distribuait de la poudre aux soldats, le parti qui agirait ainsi serait inévitablement vaincu.
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8IERRA-LÉONE