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GAMBIE

OMME sur beaucoup d'autres points de la côte occidentale d'Afrique, lea Frauçaîa furent les premiers il commercer dans le fleuve Gambie (fin xiv siècle). Les Portugais en 1456, puis lea Hollandais, s'y (établirent successivement, mais au xvi* siècle, les Anglais et les Fran(;ais étaient les seuls k se partager le monopole du commerce de la région. C'est k cette époque (1588), que des négociants anglais obtinrent de leur gouvernement des lettres patentes poui" avoir seuls le di-oit de commercer dans le fleuve.

Au moment de la ti-aite des esclaves, la Compagnie anglaise-africaine passait une convention, devenue Èi jamais mémorable (Assîento contract), par laquelle cette Société s'engageait h exporter dans les colonies espagnoles un certain nombre de milliers de captifs nègres afin de peupler de travaillem's les régions américaines.

En 1821, la Gambie fut reprise par le gouvernement anglais et désormais administrée par lui. De 1821 k 1843, cet établissement fut une dépendance de Sîerra-Léoae, puis de 1843 h. 1866 fut érigée en colonie Indépendante.

Ce fut par la charte du 19 février 1866 que la Gambie fut réunie aux Etablissements de la côte occidentale d'Afrique siégeant h. Sierra-Léone, cependant depuis une dizaine d'années cette colonie est redevenue indépendante. Depuis la convention auglo-françaiae du 10 août 1889, les limites des établissements anglais de la Gambie sont désormais définitives; elles comprennent le cours inférieur du fleuve jusqu'à Yarboutenda, une bande de dix kilomètres de profondeur sur les deux rives Je la Gambie et une partie de Couibo.

La capitale est Batbui*st, située ii l'estuaire du fleuve dans l'île S. Mary. Bathurst fut fondée en 1816 et s'appela d'abord Léopold. C'est un port important où les fonctionnaires sont Anglais et les administrés pour la plupart Français ou d'origine sénégalaise ; une seule maison anglaise mérite, du reste, d'être

mentionnëe : c'est la Bathurst Trading Company de Liverpool, et encore son chiffre d'aflatres est-il bien inférieur if celui d'une de nos principales maisons française connues : Maurel et Prom, Maurel frères, la Comp^nie française de l'Afrique occidentale, Lf^range, Bourère, etc.

En remontant le fleuve on rencontre : Albrt?da, ancien comptoir français, et Mac-Carthy, situé dans l'île du même nom, qui porte aussi celui de George- Town.

Les Mandingues, les Ouolofs, quelques tribus Serères et des lolae (Combo), habitent le territoire anglais de la Gambie.

LE COMMERCE

ne sVst, fjui' sur le tard, occupt^ du poinmercc des Guîm'ca.

Les écliaiigei» commerciales, qui sont cependant le trait d'union des nations, donnent aussi à juger de la richesse d'un pays et du caract&re de sa population.

En Afrique, les proc<!d(58 d'achat et de vente ne sont pas tes mômes qu'en Europe, et tous les dehoucliés indigènes comme étrangers se trouvent concentrés dans les établissements que l'on appelle factoreries.

LES FACTORERrES

Les factoreries ou maisons de commerce sont des entrepôts de marchandises européennes et des magasins de produits indigènes. Ces établissements sont, le plus souvent, situés sur la côte oU sur les cours inférieurs des fleuves navigables de l'Afrique.

La faetorerie ! — C'est le grand tentateur des Noirs, aussi chaque agent de coranierce met-il un soin tout particulier dans l'ordonnance de ses produits pour éblouir et fasciner sa clientèle.

C'est encore une disposition spéciale que l'intérieur d'une factorerie. Tout dans le comptoir est placé de façon k attirer le regard de l'indigène, mais rien

n'est à. sa portée ; car le Noir, admirateur de toutes choses, a souvent des moments d'oubli, et il lui arrive de s'emparer «ans scrupule, comme par inadvertance, d'un objet qu'il convoite et qui est h sa portée.

En considérant tous les produits d'importation, on ne peut s'empêcher de constater que les Européens s'ingénient à créer aux intUffènes des besoins nouveaux et h accumuler les tentations de toutes sortes.

Pour répondre, du reste, aux besoins, aux intérêts de chacun, le commerçant doit tout avoir, tout posséder, caries peuples de l'intérieur ont chacun, selon sa religion et ses coutumes, des goûts différents, soit pour les étoffes et lenra couleurs, soit pour les perles et autres objets.

L'ambre, les parayjluies k côtes de diverses nuances, h's pantoufles criardes, les flacons de cautharides, le tabac, le rhum de Hambourg Ji G francs /iO les 18 litres, les pièces d'étoffes h. 2 francs .'iO les 7 mètres, les matlapolam, le shirting, la guînée, rosnaburg-, les orangos, les miroir», le corail, la poudre de tx-aite, les fusils, la quincaillerie sont des articles de vente courante et estimées des indigènes.

Les étoffes et les mouchoirs aux couleurs éclatantes se transforment en Afrique, en vêtements les plus divers ; la vente, du reste, en eut très importante.

Le Continent Noir absorbe ainsi, chaque année, de grandes quantités de balles de cotonnades, mais dont l'origine est malheureusement souvent étrangère.

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