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Citation à l'Ordre du Pays, Journ. o(f., 4 avril

C'est pour une raison analogue que l'abbé Alph. Hœnzler a été porté à l'Ordre de l'armée : « Dans des eirconstanccs très difficiles et au cours d'un bombardement d'une extrême violence, s'est prodigué auprès des blessés, sans souci du danger auquel il était exposé ».

à son poste, sous les obus qui tombent. Ne vous en étonnez pas ; car, si de ses 500 paroissiens il ne reste plus grand monde au village, il s'y rencontre encore de la troupe. C'est aux blessés militaires que va le cœur du bon curé. Et il se consacre à eux avec un dévouement si inlassable qu'il est cité à l'Ordre de l'armée et décoré de la Croix de guerre \

Le chanoine Thouvenin est, lui aussi, un volontaire de la Charité. Apprenant au début de la guerre que la paroisse Sainte-Geneviève, dont le curé est mobilisé, est menacée par les Allemands, il quitte aussitôt sa stalle et s'y rend. Le bombardement commencé, « il se multiplie pour éteindre les incendies allumés par les obus » et lorsque « le village est devenu intenable, il le quitte le dernier ». Il y revient au contraire « le premier », dès que le retour est possible. « Il entraîne avec lui une partie de la population réconfortée par son exemple. Et il ravitaille, non seulement sa commune, mais encore plusieurs des villages environnants 2. »

Lorsqu'ils se présentèrent à Somme-Suippes, les Allemands y trouvèrent l'abbé Dutilleul. « Dire que c'est un jésuite, c'est dire que c'est un homme énergique et décidé. On veut qu'il indique où sont les troupes françaises. Carrément planté devant le chef qui le questionne, le Père répond que sa conscience de prêtre et de Français ne lui permet pas cette lâcheté. Les menaces n'y firent rien. On le laissa, reconnaissant que c'était un homme de cœur3. »

Le château de Blaye (Marne) a défrayé la chro-

1 . L'abbé Grépin, curé (i'Anchor.villers, resta sous les obus, malgré son grand âge, soixante-dix-huit ans, jusqu'au moment où l'autorité militaire le lit évacuer sur Amiens. Il n'y arriva hélas ! que pour y mourir d'épuisement quelques jours après.

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