Chapitre premier. — Le réveil religieux en France
au début de la guerre 1
I. La Grande Guerre. — Ses caractéristiques. — Temps et travail qu'il faudra pour en écrire l'histoire complète. — Raisons d'en rédiger rapidement dès maintenant quelques chapitres. 1
II. Déclaration de la guerre. — Erreur de l'Allemagne sur l'état de la France. — Explosion unanime de patriotisme. — Union sacrée. — Ses fruits 6
III. Réveil religieux dans le pays. — Mouvement doublement significatif. — Ses manifestations individuelles et collectives . 12
IV. Messes militaires. — Elles se multiplient au delà de toute attente. — Elles se célèbrent partout. — Grand nombre d'hommes qu'elles attirent. — Autels improvisés. — Impression profonde que les messes militaires produisent 18
I. Après les messes militaires, la célébration des grandes fêtes liturgiques au front. — La Toussaint. — Le jour des Morts.
— Touchantes manifestations. — La Noël tout le long des lignes. — Pâques. — Les « œufs de Pâques ». — L'Ascension.
— La Fête-Dieu. — Les processions du Saint-Sacrement jusque dans les tranchées 31
II. Impressions qu'emportent de ces grandes fêtes les officiers, comme les simples troupiers. — Témoignage de nos Alliés et des correspondants de guerre. — Messes tragiques. — Multiples manifestations religieuses au front. — Prière du soir en commun. — Le chapelet. — Baptêmes et premières communions dans les tranchées. — Oratoires construits par les soldats. — « A la Reine de la Victoire, les Poilus... » — « Ave, Maria, morituri te salutant ». — Les troupiers et la Sainte- Eucharistie 45
III. Certitude indiscutable de la renaissance chrétienne au front. — Quelle en fut la cause? — Auto-suggestion des foules ? — Dangers de la guerre? — Incessant frôlement de la mort? — Non, elle eut quelque chose de plus profond dans le troupier. — Le Français de pure race 62
I. Les Evoques au début des hostilités. — La Patrie avant tout. — Les Evoques et l'Union Sacrée. — Les Evêques et leurs prêtres mobilisés. — Les Evoques à l'arrière. — Ils transforment en ambulances beaucoup de leurs établissements diocésains. — OEuvres diverses de secours fondées par eux. — Les Evoques et les divers emprunts de la guerre. — Témoignages officiels de reconnaissance de la part de MM. Ribot et Klotz, ministres des Finances. — Les Evêques et la cueillette d'or. — Les Evêques et la propagande française à l'étranger. — M«r Baudrillart en Espagne. — M«r Touchet et M«r Lenfant en Irlande 68
II. Les Evêques dans les pays envahis. — M«r Marbeau à Mcaux. — Msr Péchenard à Boissons. — Msr Tissier à Châlonssur-Marne. — M?r Foucault à Saint-Dié. — M?r Dizien à Amiens. — M«r Douais à Beauvais. — M«r Lobbcdey à Arras. — Le cardinal Luçon à Reims. — Msr Ginisty à Verdun 87
III. Les Evêques sous le sabre allemand. — M«r Charostà Lille et Msr Chollet à Cambrai. — Leur patriotique attitude en face des autorités ennemies, — Leurs courageuses protestations en faveur des populations tyrannisées 108
Chapitre IV. — Le clergé séculier dans les pays envahis en 1914 et dans les départements occupés M9
I. Msr Dourlent sauve Senlis des llammes et le chanoine Garon Péronne. — M«r Landrieux à Reims. — M. l'abbé Nottin empêche Vitry-le-François d'être pillée. — Les curés de villages pendant la bataille de la Marne. — Témoignage du Daily Mail.
Les curés meusiens durant la « Passion » de Verdun. —
Les curés de village tout le long du front. — Le clergé paroissial à Arras pendant les bombardements 119
II. Le clergé séculier dans les régions occupées par les Allemands. — Haine spéciale des troupes allemandes en ce qui concerne les prêtres catholiques. — Le terrorisme, méthode de guerre adoptée par les Allemands. — Diverses proclamations allemandes. — Le cas que les Allemands en font. — Les otages civils. — Le haut clergé d'abord, le clergé paroissial ensuite,
toujours en tête des listes d'otages. — Curés internés dans les camps allemands. — Plusieurs d'entre eux y meurent — Mauvais traitements infligés à d'autres. — Prêtres poussés au premier rang des unités combattantes comme boucliers vivants.
— Jeux cruels : « Pour faire peur !» — « Pour s'amuser » . . J 43 III. La théorie teutonne : « A la guerre, tout est permis aux
Allemands ». — « La plus grande immoralité, c'est d'être faible. » — Nombreux prêtres et religieux fusillés par les Allemands. — L'effroyable mort du vieux curé-doyen de Sompuis.
— Msf Rutten, évêque de Liège, et le maréchal von der Goltz. 159