‹ En marge de la chirurgieChapitre 29 sur 49 · MÉDAILLE DE MAURICE AUVRAY · texte numérisé non relu

MÉDAILLE DE MAURICE AUVRAY

à l’heure, tu poursuis sans relâche, avec cette instinctive férocité du chasseur, qui ne connaît ni lassitude ni pitié.

Et puis, la Société de Chirurgie sera toujours là, et cette Académie que je plaisantais tout à l’heure, mais Où il est si doux de rencontrer de vieux amis. Nous nous y retrouverons et je te connais assez pour être certain que le repos de l’Hôpital ne sera pour toi qu’une occasion nouvelle de travailler encore.

Et s’il m’est permis de te donner, en terminant, un bon conseil de vieil ami, écoute-moi. Ton œuvre est dès maintenant assez belle ! Ne travaille pas trop et laisse couler doucement la vie, à côté de la compagne admirable qu’une bonne fée t’a donnée, qui a partagé tes peines et tes joies, et qui mérite de passer encore à côté de toi, pour son bonheur et pour le tien, dans la sérénité des douleurs apaisées et la joie des beaux souvenirs, les années mystérieuses qui sont encore inscrites au livre du destin.

Hôpital Laennec, 22 décembre 1930.

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