DOUBLE ACHEMINEMENT VERS LA MORT
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lin y a, pour une institution, une doctrii qui vieillit, qui a fait son temps, que dei façons — également vaines — de se défendr que deux façons de mourir.
Ou bien, s'obstinant dans une intransieance hautaine, elle voit s'élargir de plus en lus l'abîme qui s'est creusé entre elle et les iées du jour, diminuer sans cesse le nombre e ses adeptes ; elle attend, résignée, safin prohaine, ou garde, malgré tous les symptômes ontraires, la foi en sa pérennité, déclare et imagine que ce n'est là qu une crise passaère, que, tôt ou tard, reviendront des temps leilleurs.
Ou bien elle fait des concessions aux tenances nouvelles. Tel le malade à qui l'on Mipe un membre gangrené, puis un autre, à ai l'on coupe le pied, puis la jambe jusqu'au înou, puis la cuisse, dans l'espoir de le luver, dùt-il rester infirme, invalide. Grâce des sacrifices répétés, en se mutilant, en )andonnant chaque fois quelque chose elle-même, une doctrine caduque réussit, ireillement, à prolonger son existence. Pour ire illusion, elle aura beau remplacer les
organes dont elle s'ampute par des organ artificiels, voire par des organes vivants, n'y aura point équivalence, ni concordani avec le reste. Loin de restaurer l'ensemblp ces organes neufs le défigureront. Finaleme elle deviendra méconnaissable, cette doctri rajeunie, cette doctrine qui aura consenti évoluer. Ce ne sera plus elle, mais une de trine difl'érente ne conservant guère de l'a cienne que le nom, jusqu'au jour où le m même, pour trop jurer avec la chose, de^ disparaître à son tour.
Nous assistons présentement et simultai ment à une double agonie de ce genre : ce du catholicisme. Léon XIII et les modernis représentent la première manière : avec i le catholicisme survivait plus longtem retrouvait, en apparence, un regain de fave En apparence seulement : carie modernisi c'est de l'hérésie, ce n'est pas du catholicis intégral. Pie X représente la seconde manièt^pn
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est moins habile, mais plus conséquent que 3n prédécesseur. Qu'importe du reste ? Ni habileté ni la logique ne sauraient sauver ne croyance qui se meurt, faute de fidèles et lute de ministres.
Le mariage est en train de mourir, lui ussi, de cette double façon : la peur du djiariage intangible et infrangible, là où il absiste encore, accroît le nombre des céliataires ; d'autre part, le mariage, là où le ivorce est autorisé et facilité, n'est déjà plus î mariage, au vrai sens du mot, mais un cheminement vers une forme nouvelle et bre d'union légale entre les sexes.