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DÉPAYSEMENT TERRESTRE

On éprouve, après un changement de résidence, une impression de dépaysement se traduisant, de temps à autre, par luie espace

— q4i — de monologue intime, plus ou moins conscient, que Ton peut rendre en ces termes: <c Ainsi, me voilà àX... ! Il y a huit jours (ou six semaines, ou trois mois) j'étais encore à Z... ! Me serais-je douté, l'an dernier, qu'aujourd'hui j'habiterais cette ville? etc. «Et l'on jette sur les monuments, les rues, les gens, les magasins, sur tout le cadre nouveau, auquel on n'est pas fait encore, un regard empressé, plein d'intérêt...

Ne vous advint-il jamais de songer pareillement : c( Ainsi donc, me voilà sur la Terre ? Oùétais-je,il y a trente, quarante ans, avant de naître?... Maintenant, je vis! je vis ! . . . Pourquoi ici plutôt qu'ailleurs?... Par quel hasard suis-je sur cette planète? etc.. », et de vous sentir comme dépaysé et passablement ébahi de vivre et de compter parmi les habitants de la Terre ? . . . Et n'avez- vous pas alors considéré toutes choses — et vous-même — avec un retour de cette curiosité «neuve » qu'elles

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inspirent à l'enfant, mais en même temps, et en outre, avec la conscience, que l'enfant ignore, de ce qu'a de merveilleux ce fait qu'il y a un Monde, et la Terre dans ce monde, et des Hommes sur cette terre.

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