‹ En Nouvelle-RussieChapitre 50 sur 107 · Thamar régna do 1181 jusqu'en · texte numérisé non relu

Thamar régna do 1181 jusqu'en

t Ayant fait tant d'exploits, j'ai emporté dans l'autre monde neuf mètres de toile. »

Cette belle Géorgie était appelée â devenir terre russe et, là comme ailleurs, la Russie a été l'héritière de Byzance, la continuatrice et la rénovatrice de l'œuvre de la Grèce chrétienne. En effet, de tous temps les empereurs de Byzance ont été les défenseurs des Lazes, des Kolches, des Iranes, en un mot de tous les habitants de la Géorgie, contre les attaques des ennemis séculaires de Tlbérie chrétienne, les Persans et les Turcs. Après la prise de

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GORT. — VUE PUISE DE LA PORTIÈRE DU WAGON. (Photographie du baron de Baye.)

Constantinople, la Géorgie se tourna vers la Russie orthodoxe, son espoir et son salut.

Dès 1492, l'empereur Alexandre s'adressa à Jean III, grand-duc de Moscou et mari de Sophie Paléologue.

Ce fut en 1587 que le roi de Géorgie se déclara tributaire de la Russie et que le tzar Théodore le prit sous sa protection.

Plus tard, Tan 1719, le roi Vakhtang VI, ne voulant pas embrasser le mahométisme, partit pour la Russie, où il reçut asile de l'impératrice Catherine. Le roi Héraclius, qui chassa les Persans de Tiflis et battit les Lesghiens, demanda l'aide de la Russie contre les Turcs et, en 1784, envoya les princes Mourkanski et

Tchatchavadze pour traiter de l'annexion de la Géorgie à l'Empire.

Tous ceux qui connaissent le riant pays de Géorgie peuvent dire qu'il est maintenant un des plus beaux fleurons de la couronne impériale.

Deux peuples tels que les Russes et les Géorgiens, ayant la même religion, saint Georges comme patron1, devaient se réunir pour marcher vers les mêmes destinées, après avoir souffert tous deux du même joug, celui du croissant; après avoir tous deux versé leur sang pour le triomphe de la foi. Les uns et les autres, placés aux avant-gardes de la civilisation, en face des populations asiatiques, devaient unir leurs efforts généreux pour travailler à la grandeur colossale de l'empire russe, ce géant qui semble appelé à transformer l'Orient et l'entraîner dans une voie nouvelle, celle du développement matériel et moral, celle du progrès.

Ce sont des Russes qui m'ont fait les honneurs de la Géorgie, comme ceux d'un vaste musée, me conviant à admirer les sauvages et sublimes beautés de la nature, m'initiant à l'histoire ancienne, m'entraînant à partager leur admiration pour le passé (l'un pays n ouvellement annexé, me mettant en rapport avec les personnalités intéressantes et marquantes de la région.

Aux Russes, je dois une vive et profonde reconnaissance; aux Géorgiens, une part de ma gratitude pour leur sympathie et leur bienveillant accueil.

1 . Le nom de Géorgie était inconnu avant le moyen âge. Ce sont les Arabes et les Turcs qui lui ont donné ce nom, à cause de la vénération des habitants de cette contrée pour saint Georges.

429 — L.-Imprimeries réunies, B, rue Mignon, 8. — Motteroz, directeur.

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