Ce bonnet se nomme « kardjéhoud p
t.. Le voile se nomme « kalbardjane ». 9. Le fichu s'appelle c charbéttène ».
€ est dans notre Dieu. Nos âmes sont l'œuvre de notre Dieu. Notre « souverain est S. M. le Tzar. Que nos hôtes soient toujours heu- « reux. Que nous les recevions aussi aimablement que possible. « Nous prions Dieu d'accorder à nos hôtes un voyage favo- « rable. »
Chaque phrase est suivie du mot amin répété par tous les assistants.
Inutile de vous dire qu'on mange avec les doigts et que les hôtes seuls sont assis.
On a successivement servi de la viande, cuite dans une pâte de maïs t fedjine ». Des pâtés semblables où le fromage remplace la viande < khaliva ». Du « chachlik », c'est-à-dire des morceaux de mouton embrochés sur une tige de fer. Des petits pains, plats comme des galettes, faits de blé « kardzine ».
Dans des tasses de bois1, on présente Taraka, eau-de-vie de maïs, et une autre boisson blanche, moins forte, grâce à Dieu, qu'on nomme < maxime ».
Le repas se termine par une prière ou plutôt un chant à saint Georges, car ce saint est vénéré chez les Ossètes mahométans*.
€ Saint Georges, je prends sur moi tes maux, seulement aide- « moi dans la vie. Sois notre secours en priant Dieu afin qu'il € rende droit le chemin de notre vie, que nous ayons toujours € bonne chance et que nos actions soient prospères. Dieu nous « rend heureux en nous envoyant des hôtes ; qu'il leur accorde un € voyage favorable! »
Voilà une ressouvenance du christianisme. On en retrouve d'autres traces, car il subsiste encore des ruines d'églises chrétiennes dans les contrées habitées exclusivement par des mahométans, par exemple sur le territoire des Tchétchènes et des Ingouches.
J'aurais encore à vous entretenir de trois aouls ossètes : Ko ban, Zilgui, Tchmy. Dans les deux premiers, j'ai vu des instruments aratoires, dont se servent les indigènes. Parlons surtout de l'aoul