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DAGHESTAN, UN LESGHIEN

Le bazar de Ghoura est pittoresque et intéressant au point de vue ethnographique. On y rencontre des Arméniens, des Géorgiens en petite quantité, mais surtout des Koumyks, des Avares,

des Persans, des Juifs russes, des Juifs des montagnes, quelquefois même des Tatares Nogaïs, venus du nord de Pétrôvsk, et des Karakaïtach, venus du sud de la même ville. A ce bazar, un ethnographe peut faire réellement des acquisitions fort curieuses. La difficulté consiste à connaître la nationalité des individus qui vous intéressent et à trouver des interprètes, car ici on parle tant de langues qu'on se croirait volontiers près de la tour de Babel.

DAGHESTAN, MAISON KOIMYK, AOUL KAZANISCHTÉ. (Photographie du baron de Baye.)

Chez les habitants du Daghestan on constate :

1° L'influence des Persans.

2° L'influence des Kabardiens.

Jadis ils se rasaient et portaient les moustaches à la mode persane; maintenant ils portent la barbe comme les Kabardiens. La mode des armes circassiennes a régné et règne encore au Daghestan.

Les Koumyks sont les plus nombreux parmi les populations locales, principalement dans l'arrondissement de Ghoura. Ils

seraient de sang turc, leur langue l'indique, paraît-il. Avant le xiir siècle, ils n'habitaient pas le Daghestan.

A trois verstes de Pétrovsk, se trouve l'aoul deTarki où résidait jadis le chef des Koumyks; on y trouve encore des fortifications en ruine et d'anciens tombeaux.

Parmi les aouls koumyks que j'ai visités, je citerai celui de Kazanischté peuplé de plus de cinq mille habitants. Les maisons

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