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AVANT LE PANAÏR. — REPAS POPULAIRE

(Photographie du baron de Baye.)

De jeunes cavaliers accourus à notre rencontre escortaient la troïka dans laquelle nous nous trouvions. Nous longions une forêt de moulins à vent. La brise souille constamment dans la steppe, de sorte que leurs ailes se meuvent sans cesse. Toujours vivantes et mobiles, elles semblent effleurer des monceaux de pierres formant pyramides. Là, s'étend à l'ombre de ces battements d'ailes, le dortoir éternel où l'on repose, non sous le gazon, mais sous

des amas pierreux. Si l'on y aperçoit peu de croix en bois, c'est qu'elles risqueraient d'être volées pour servir à faire du feu.

Les jeux réguliers de la lumière du soleil brillant alternent avec l'ombre inconstante de l'aile des moulins. Et, perpétuellement, la force gratuite de la nature, utilisée pour nourrir les vivants, s'agite au-dessus des morts. Ces balanciers, symboles de la vie, sont entraînés par l'air vif et embaumé de la steppe, air

VILLAGE MANGOUCHE.

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