‹ En pays de GascogneChapitre 4 sur 20 · MARGUERITE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

MARGUERITE DE NAVARRE

(Biblionièque Nationalo, Dt'parteiucnt des Eslaiii|)e:

( i ) La Navarre espaij^nolc. perdue en i 5 i 2. ne fut jamais reconquise. Les souverains de Béarn ne conservèrent que la Basse-Navarre, dont la ville principale était Saint-Jean-Pied-de-Port.

Vêtue de noir, sa fine et douce tête emprisonnée dans un béguin, elle se replia sur elle-même et, convaincue désormais qu'il n'était d'autre bonheur qu'en Dieu, elle exhala, dans ses dernières poésies, ses aspirations vers l'infini (i).

On pjut dire de l'existence de l'autre Marguerite. — la nièce, — que l'unité en est la marque, si elle fut tout entière subordonnée à une seule passion, qui était l'amour. Mais les manifestations en furent diverses, surprenantes et fort éloignées d'être royales, si bien qu'on ne saurait vraiment s'étonner que d'une chose, c'est qu'elle n'ait jamais aimé son mari.

11 faut ajouter, à sa décharge, qu'elle fut la victime de sa destinée. Elle n'éprouvait pour sa mère Catherine qu'une terreur justifiée. La cour de ses frères était tout autre chose qu'une école de bonnes mœurs, la galanterie ordinaire y ayant cédé la place au libertinage le plus extravagant. Destinée d'abord au roi de Portugal, puis au jeune prince de Navarre, sans que ses goûts, qui la portaient vers Henri de Guise, fussent même consultés, elle ne considéra ce mariage que comme une affaire d'État où le C(eur n'avait aucune place.

Alors commence une existence extraordinaire. Uniquement préoccupée de plaire, elle est la reine de la mode et il semble que tous les artifices de toilette rivalisent à rehausser sa beauté violente. Son esprit, sa culture le disputent à sa beauté. Elle résiste, d^abord, aux voix qui chantent autour d'elle un hymne d'admiration et de désir, aux yeux qui mendient un sourire d'amour: puis, vers la trentaine, lors de cet assaut d'où toute femme sort définitivement victorieuse ou esclave, abandonnée par son mari, ha'ie par Henri 111. soutenue seulement par l'affection équivoque de François d'Alençon, c'est la chute ou plutôt

( i) Marguerite mourut le 21 déeembre 1549, '^^*'"' ^ Odos en Bigorre, comme on la souvent affirmé, mais au château d Audaux près Orthez (Cl. Brantôme). Elle lut ensevelie dans la cathédrale de Lescar où se trouve encore sa dépouille mortelle [Cf. l\^otice... sur l'église X.-D. de Lescar, par .M, Eanore ; Pau. 1905; pp. 89-98).

KX PAYS bK (iASCCXiN'l-:

le mol abandon, au gré du courant, qui l'entraînera, de vague en vague, au limon des amours ridicules ou dégradants.

Le séjour de Marguerite en Gascogne, auprès de son mari ( 1 57S-1 ^"^3), qui fut pour la petite cour navarraise une période d éclat, de gaieté, d élégance telle que Nérac nen devait plus jamais revoir de semblable, n'apaisera pas la tempête sensuelle

qui ravageait ce beau sein, célébré par ])rantôme. Les liaisons successives d'I Icnri de Navarre avec les 11 11 es d'honneur de la Reine poussent celle - ci a bout, ("'est la passion hautement atlîchée p o u r ( > h a n V id 1 o n , Ma rguerite chassée de la (>our de France, la rupture déllnitive avec son mari ( i ). Puis, la guerre religieuse éclate. La voila chef d'armée, enfermée dans Agen. Les habitants se lassent de servir une cause aussi ingrate.

C'est alors la fuite dans la montagne, sur la croupe du cheval d'un de ses capitaines, et l'exil de vingt ans dans le château d'Usson en Auvergne, du haut duquel elle assiste à la tourmente où sombre la dynastie

Marguerite de valois

(Bibliothèque Nalionalc, Uépartenient des Estampes.^

(i) Voir à ce sujet le très intéressant ouvrage de Charles Merki, La Reine (Margot et la fin des Valois (Paris, Pion, 1905) ainsi que V Itinéraire raisonné de Marguerite de 'Oalois en Gascogne, de F^h. Lauzun (Paris, Picard, 1902). Dnns ce dernier ouvrage les détails sur le voyage de la reine à Bagnères-de-Bigorre en 1581 intéresseront tout parlieulièremcnt nos lecteurs (p. i 76 et suiv.).

des \^alois, stupéfiant le pa3-s par ses excentricités, comme lorsquelle tit venir, pour ses promenades, une équipe de chameaux.

Cependant, Henri I\' est monté sur le trône. Après bien des pourparlers, Marguerite est autorisée à reparaître à la Cour; mais, elle ne sera jamais reine de France. Son divorce est la rançon de sa liberté. Et voici qu'au lieu de cette créature divine, ^ — que chantaient les poètes, un quart de siècle auparavant, — voici que descend des montagnes une dame âgée, si grasse qu'il se trouvait des portes trop étroites pour son passage, avec tous les travers d'une vieille coquette, une perruque rousse et des tendresses ridicules pour des adolescents.

Et les dix dernières années de sa vie s'écoulèrent, paisibles et considérées. De menues occupations, des réceptions, — trop chères pour le trésor royal, — dont on lui laissait la gloire, la douce manie de bâtir, la consolaient de voir Marie de Médicis sur un trône qui était, à tant de titres, le sien. Elle tinit dans le giron de l'Eglise, pardonnée des hommes parce qu'elle avait fait beaucoup d'heureux.

Les échos du château de Nérac ne répétaient pas, assurément, lors du séjour de Marguerite de X'alois, des conversations identiques à celles qui faisaient le charme de la Cour d'Albret, au temps que Marguerite de Navarre y lleurissait. Non que les soucis terrestres absorbassent seuls la belle tète de la reine Margot. Son instruction était si étendue qu'elle lui permettait de répondre par une harangue latine aux ambassadeurs polonais qui offraient le trône à Henri d'Anjou. Mais l'existence si agitée quelle mena dans la première partie de sa vie lui laissa peu de loisirs pour méditer longuement sur les problèmes métaphysiques, hormis ceux qui touchaient à lamour. Elle n'a pas laissé le nom d'une protectrice des arts ou des lettres. Elle se plut, néanmoins, à réunir autour d'elle des artistes, des littérateurs et des savants, soit dans son domaine d'Issy, soit dans l'hôtel quelle tit éditier au Pré-aux-Clercs.

Sa renommée est restée toute humaine. Mais cette humanité même, pour décriée qu'elle soit, était un champ fertile : faute d'être bien cultivé, il ne produisit que des herbes folles. Elle avait beaucoup d'esprit, comme ses MéuK^ircs en font foi, et, malgré ses fautes, elle demeure infiniment plus sympathique

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que SCS tristes frères, l^lle ne fut qu'un instrument cnti-e leur^ mains et celles de sa mère. I^icn loin de se ix'voltci" contre le despotisme de celle-ci. le ton de ses lettix's ne s'écarte jamais du respect dû a l'autoiMté matei'nelle et de sa déférence pom- le pouvoir royal. Elle aima toujoin^s son frèix' dWlençon et s'évertua à lui tailler un royaume en l-landre. l-^lle intri^-ua, il est vrai, mais qui n'intriguait à la ("our des N'alois.- l<]lle n'aima pas son mari et trahit la foi conjugale; mais il est tel épisode où le mépris va tout entier au tils émancipé de Jeanne d'Albret qui aggravait ses aventures galantes de procédés de lansquenet.

C'était la destinée de ces reines de Navarre, que leurs maris désertassent le foyer; mais combien cet abandon dut être plus douloureux pour Tàme tendre et lidèle de iVlarguerite d'Angoulème! L'amour, dans toutes ses manifestations légitimes, amfuir filial et fraternel, amour conjugal, amour maternel et surtout amour divin, ce fut le mobile de tous ses actes et l'inspirateur de son œuvre. C'est la grande affaire de VIIepLimcron comme des poésies.

Initiée dès sa jeunesse aux doctrines platoniciennes, disciple avertie de Briçonnet et de Nicolas de Cuse, elle se montra l'un des plus fervents adeptes du néo-platonisme de la Renaissance. L'amour, tel qu'elle le conçoit, est tout sentimental et mystique. 11 ne trouve dans la créature que le reflet du Créateur : il aboutit et s'épanouit pleinement dans Tamour divin.

« L'amour parfait, je veulx que tu le sache. Donne plaisir qui est continuel Où d'amertume il n'y a nulle tache.

Parfait amour, c'est le Dieu éternel Qui dans les cœurs sa charité respand Rendant du tout l'homme spirituel »

De ce commerce intime de l'âme avec son Dieu, il n'y avait qu'un pas pour conclure à la doctrine du salut par la foi. Marguerite le franchit, dès ses premières méditations (1). Son

(i) Voir, sur les idées philosophiques et religieuses de Marguerite, la pénétrante étude de M. Courïeault, Marouerite de Navarre d'après ses dernières poésies et ses derniers historiens (Revue du Déarn et du pays basque^ i 904).

esprit, naturellement idéaliste, s'élevait sans effort et sans intermédiaire à la conception immédiate de la perfection absolue. Dieu tout, l'homme rien et l'homme incapable de sortir de ce néant sans un effort continuel de la volonté divine. Jusqu'à la tin. sans rompre ouvertement avec l'Église catholique, ni s'avouer à elle-même que les doctrines qu'elle professait l'en séparaient absolument, elle attirma de plus en plus explicitement des théories résolument protestantes.

Protestantisme libéral, qui n'avait rien de la rigidité ni- de l'intolérance d'un Calvin. — protestantisme bienveillant, qui non seulement faisait d'elle la protectrice et de sa cour le refuge du parti, mais allait jusqu'aux ceuvres de la charité la plus ardente, — protestantisme aimable, qui ne l'empêchait pas de s'intéresser aux arts et aux lettres et de les encourager, de vivre une vie mondaine et de tenir sa cour avec éclat. Ses vers sont le pur retlet de ces préoccupations. C'est à eux qu'elle se plaisait à se confier comme à des amis hdèles. En conversant avec ellemême, ses idées revêtaient une forme plus précise. C'est' là qu'on la découvre tout entière, mieux assurément qu'en une autobiographie. Les Mémoires de la Reine Margot fourniraient, au besoin, la preuve qu'un auteur n'est jamais, parlant de soi, absolument sincère.

Nos deux Reines ont écrit, et leur bagage littéraire diffère, autant qu'il est possible, par la matière, la quantité, l'inspiration. Mais la nièce n'est cependant pas indigne de la grand'tante.

Les Lettres de Marguerite de \'alois sont remarquables par une heureuse alliance de l'esprit et du sentiment : dans quelques unes le ton s'élève, devient pathétique et touche vraiment à l'éloquence. On les lira toujours, ainsi que le petit livre, où elle retrace en de curieux J/e;72o/re6^ une vie qui fut courageuse et qui fut malheureuse. Brantôme, en traitant des Dames Galantes, avait consacré un chapitre enthousiaste à la reine Margot. Celle-ci l'en remercia et, sous couleur de rectilier certains points, se laissa entraîner à défiler tous ses souvenirs. Ces Mémoires occupent une place d'h(^nneur dans la littérature de leur temps ; on se plaisait à y voir le modèle de la prose au xvi^ siècle. Pélisson, les ayant eus par hasard entre les mains, en 'tit

EN PAYS iJi; (-.ASCOGNE ^ I

deux lectures consécutives dans inie seule nuit. \-A Richelieu, qui prisait très haut le talent de Marguerite, dit qu'((elle parloit niieulx que femme de son temps et escrivoit plus éloquemment que la condition ordinaire de son sexe ne portoit. »

Rien de plus remarquable à lire, en etVet, que ces Mémoires plus élégants toutefois que simples et naturels. (>e qui plaît en eux, ce n"est point la facilité, la spontanéité dune plume qui court sur le papier, et qui écrit de rabondance du cceur ; cest une distinction, une tinesse qui ne va pas sans recherche. 11 y a de l'esprit, il y a aussi du bel esprit; et il y a de la science. L'auteur est une personne instruite, qui, sans faire parade de son instruction, ne la dissimule pas. Elle parle du livre universel de la nature, de Véchelle des connaissances, de la chaîne d'Homère, de (( ceste agréable encyclopédie qui, partant de Dieu mesme, retourne à Dieu mesme, principe et tin de toutes choses ». Elle philosophe. Elle puise dans la mythologie comme dans l'histoire. Il lui arrive de ronsardiser, de parler grec en français : elle est de son temps, elle en a le goût et aussi la langue, qu'elle écrit seulement mieux que ses contemporains.

Ces Mémoires^ petit chef d'œuvre d'esprit, fourré d'anecdotes, sont surtout piquants par ce qu'ils ne disent pas ; car, si Marguerite y fait grand étalage des vexations dont elle fut l'objet, elle observe sur ses propres aventures, — celles du moins où elle se montrait moins reine que femme, — la plus vertueuse discrétion. D'une part, ces Mémoires mettent en relief la Cour des Valois avec ses rivalités, son gouvernement livré aux favoris, sa politique de bascule. D'autre part, l'auteur s'y révèle femme de tête, à la répartie vive, aux décisions promptes. Elle semble planer au-dessus de toutes les intrigues, avec le dégoût de ne point rencontrer, dans sa famille, d'affection désintéressée. Et le lecteur ferme ce livre, plein de sympathie pour cette reine outragée, — charmé de son style, léger, alerte, bien français et bien moderne.

Marguerite de Navarre, au contraire, — très érudite et polyglotte : elle savait le grec, le latin, l'italien, l'espagnol, l'anglais, l'allemand et l'hébreu, — doit en partie à son style incolore, à sa phrase molle, sans caractère et à son inlassable prolixité, l'ennui que dégagent ses œuvres poétiques, c'est-à-dire la plus grande part de son bagage littéraire. Car elle s'est surtout exprimée en vers. On connaissait, de longue date, les Margue-

li/cs de la Marguerite. Récemment M. Lefranc a mis au jour le recueil de ses dernières poésies (i). Quelque forme qu'ils adoptent, ces vers sont strictement lyriques, c'est-a-dire qu'ils expriment l'état d'esprit de Marguerite et ses idées relativement au problème des destinées futures, qui l'angoissa toute sa vie.

Si cet état d'esprit est assurément intéressant à étudier, il est pénible de le démêler à travers plusieurs milliers de vers, qui ne sont trop souvent qu'une plate prose rimée. au milieu d'allégories languissantes et de développements interminables. Mais les Marguerites et les Dernières poésies fourniraient la matière d'un recueil de morceaux choisis de belle tenue (2).

Quoi qu'il en soit, c'est surtout comme auteur de Mleplainêron que Marguerite de Navarre tient une légitime place dans l'histoire de la littérature française. L' Heptaméron même, pourtant, serait d'une lecture plus attra3'ante si ces mêmes imperfections de style ne l'alourdissaient souvent.

C'est, on ne l'ignore pas, un recueil de nouvelles relatives à l'amour, qu'elle dictait en litière, en allant par pays (3). Elle voulait, à l'exemple de Boccace. faire un Decameron. cent nouvelles distribuées en dix journées; le chagrin qu'elle eut de la mort de son frère l'empêcha de terminer son ceuvre; elle n'en écrivit que soixante-douze, sept journées et deux de la huitième, un Heptaméron.

Ces récits, de tournure leste, mais qui sont presque chastes pour leur temps et ignorent totalement Térotisme du nôtre, ont

(i) Les dernières poésies de Marguerite de CS^avarre, publiées pour la première fois par Abel Lefranc, Paris, Colin, 1896.

(2) Il faudrait y faire figurer notamment la pièce des Adieu.w « cet admirable cri de douleur et de passion » (G. Paris), le Coche, l'épître à l'abbé de Saint-Sever, des fragments de 1 étrange et noble poésie des ''Prisons et des Chansons spirituelles, par exemple la délicieuse plainte commençant ainsi :

Essuyez des tristes yeux Le long gémir...

(3) On sait que la scène, au début du livre, est à Cauterets puis à Saint- Savin de Lavedan. Marguerite connaissait bien la région, étant une habituée des bains de Cauterets; c'est elle qui, d'après la tradition, aurait baptisé la Fontaine d'Amour. Elle y vint encore en 1549, peu de temps avant sa mort. (Cf. P. Frank : Dernier voyaoe de la reine de Navarre avec sajï.'le Jeanne d'Albret à Cauterets:, Toulouse. Privât, 1897.)

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pour sLijct des axcnlLii'cs de i^cntilshoinmcs. de ])rctrcs et de moines : sédiietions de pau\res filles, slratai^èmes einplo\'és pour tromper la vii^ilanee des tiitetirs et des maïas: pai'fois des aventures plus tendres : passions malheureuses, amours trafiques, traits de lidélité de parfaits amants ou mê^me d'époux légitimes. Kn dépit de la plupart des sujets, — matiéix' en quelque sorte obli^-ée de ee ^"enre littéraire, — fouvra<;e ne paraît lieencieux e]ue dans les éditions qui ne reproduisent que les eontes. et suppriment les délieieux proloi^'ues et épilogues ou les causeurs en dé,u"a^-ent la morale. Au demeurant, ces récits expriment avec la saine franchise du vieux langage, la grossièreté des m(em\s dalors, — est-ce seulement d'alors.^ — mais (( ils ont la prétention, comme fa remarqué Saint-Marc-Girardin, de prêcher une morale plus honnête et plus douce que celle du temps : la morale qu'ils prêchent nest pas la morale chrétienne : c'est une morale mondaine, mais la morale d'un monde dégrossi et poli. » A vrai dire, la conception de la vie qui ressort de ces causeries galantes est toute platonicienne, d'où son idéalisme et sa délicatesse.

Tel qu'il est, ce recueil de nouvelles offre un tableau plein de vie, de couleur ou, — chose plus rare, — de nuances, de la société française au n\'i'-' siècle ; ses interlocuteurs, — qui ne sont autres que Louise de Savoie, Henri d'Albret, Marguerite elle-même et quelques-uns de leurs familiers, cachés sous des noms d'emprunt, — sont linement dessinés. Les idées, enfin, qui se croisent dans la trame des conversations, ne sont jamais banales et constituent une véritable philosophie de l'amour. Marguerite y a codiiié, avec une charmante aisance, tout im traité de morale platonicienne. Lt, pour fanah'se du C(eur, nous ne pensons pas qu'elle ait été jamais surpassée.

Autant, d'ailleurs, que par son œuvre littéraire et la haute pensée qu'elle rellète, c'est pas ses actes, son inlluence, son dévouement, sa charité, son goût que Marguerite apparaît comme un des plus nobles esprits de la Renaissance. Ses écrits sont, comme sa vie, une œuvre d'éditication.

Et la reine Margot, grâce à ses légers Mciuoircs. continuera à sourire, bravant la morsure des siècles.

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