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Poussons jusqu’à Dombourg, d’un abord un peu difficile et surtout coûteux. C’est un village très fréquenté en été, dont les dunes, aux arbres verts courbés par les vents, sont des promenades exquises.
Nous pouvons prendre à Middelbourg, le chemin de fer vers Anvers. Il passe à Goes et court le long de l’'Escaut oriental assèché, sur de hautes digues délimitant l’estuaire encore fréquenté par les marins.
LA DENDRE.
C’est à l’amont que nous prendrons cette pittoresque petite rivière, pour lui voir contourner, dès son entrée en Flandre, la raide N° montée de Grammont, pas- \ ser plus loin près des cheminées de l’industrieuse Ninove et distribuer à Alost ses eaux pures aux innombrables blanchîments de toiles, étalant leurs longues traînées
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éclatantes, pareilles à des raies neigeuses.
Les toits gris, roses et rouges de Grammont dégringolent, en un amusant pêle-mêle, la montagne vers la Dendre et l'on voit se détacher à mi-côte, sur la silhouette des hauteurs boisées, les gracieuses tourelles de l'Hôtel de Ville et un clocher de lourdes allures,
abritant un carillon tout plein de gaîté, en son incohérence abondante en fêlures.
Et les ruelles carabossées, se tordant, serpentines en contours capricieux aux flancs de la colline, font songer à ces ravissantes petites cités des bords du Rhin et de la Moselle d'un si inoubliable charme.
Mais ici les vignobles rhénans sont remplacés modestement par de simples champs cultivés avec soin ; seuls, du côté d’Appelterre, des plantations de tabac valent un certain renom à la contrée.
En quittant Grammont, la Dendre arrose de magnifiques pâturages et la vallée qu'elle occupe en flânant de droite et de gauche, très sinueuse en ses méandres, est parsemée de vieux villages aux toits de chaume.
Ainsi Onckerzeele sur le versant du « Vieux Mont » opposé à celui où s’étage Grammont.
Schendelbeke, sur le bord même de la Dendre, voit à l'horizon la ligne ininterrompue des côteaux boisés, qui s'élèvent doucement des prairies plates.
Un peu plus loin, à Santbergen, à travers les arbres, se perçoit un vieux manoir de solide et crâne apparence avec ses tourelles de briques.
Voici Ninove !
Très manufacturière, rivale de sa voisine Alost, elle dresse au dessus de la ligne de ses toits parmi le hérissement de ses cheminées d'usine la masse imposante de son église moderne de style « jésuite », très
caractérisé.