Air de moisson
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Une l'eninie enceinte moissonnait dans un blé court, — elle moissonnait, faisait des gerbes, liait et transportait — et en liant sa gerbe, elle met au monde un enfant d'or, — elle l'emporte dans son tablier et va le jeter dans une ravine.
Voir Kanellàkis, Cfitaca Analecta, p. 48, Aravantinos, Chansons épirotes, p. 182, no 281, et Jeannaràki, Chansons Cretoises, p. 207, n" 269. La version publiée par Jeannaràki continue de la sorte : Sur son chemin, une perdrix mouchetée la rencontre. — « Où vastu, chienne'.' Où vas-tu, Juive? Où vas-tu, femme souillée? — Moi, j'ai douze enfants et je dis : Si j'en avais d'autres encore ! — Toi, tu n'en as (ju'un seul et tu vas le tuer! >- — La plainte la prend, elle revient à la maison, — elle le baptise et l'appelle Eleuthère. — Et elle le nourrissait de sucre, de gimbletles avec du miel. — « Mange et bois, mou petit oiseau, pour grandir vite; — et si tu deviens chasseur et si tu sors à la chasse, — tue toutes les bêtes, détruis ce (jue tu trouveras; — mais la perdrix mouchetée ne la détruis pas, — car c'est elle ([ui est ta mère; mui je ne suis (juc ta marâtre. »
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