‹ En plein faubourg (moeurs ouvrières)Chapitre 27 sur 43 · Un lilic · texte numérisé non relu

Un lilic

une parole flatteuse, la répète chez lui, en tire gloire, ne l'oubliant jamais, la plaçant dans les grandes circonstances, par exemple lorsque, étant bu (1), il égrène le long chapelet de ses souvenirs ou de ses aventures :

— Faut pas me la faire, les camarades ! Pour ce travail, y en a pas deux comme moi dans Paris : c'est le pêtrousquin (2) qui me l'a dit !

Et tous se redressent, se rengorgent, avec une pointe d'orgueil, si flattés quant ils peuvent ajouter :

— Depuis tant d'années, je travaille dans la môme maison ■ — une des premières de Paris ! — et jamais un mot de reproche ! Avale-ça, l'aristo ! Ça te la coupe, hein?

Rien de plus répandu qu'un pareil sentiment de fierté, par quoi l'on voit bien que

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