‹ En plein faubourg (moeurs ouvrières)Chapitre 7 sur 43 · EN I^LEIN FAUBOURG · texte numérisé non relu

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quoi de cet avatar... Et ainsi que cela se produit en tant de circonstances de la vie, où la simplicité des faits dément brutalement les folles divagations de notre imagination, tout se passa naturellement, sans heurts, comme la chose la plus ordinaire du monde, me laissant au cœur la sensation d'une demi-désillusion — « Ce n'est que cela? » — dans la caisse (!) une recette de deux ou trois louis, ce qui, assurait-on, n'était vraiment pas mal pour un début !

Soirée animée. Des chants, des rires, un premier échange de bonnes paroles, de secouantes poignées de main. Après les boutiquiers, accourus se rendre compte, — en ces quartiers éloignés, qui forment comme une province, c'est tout un èvènemet que l'installation d'un nouveau commerçant, — étaient entrés des curieux, des passants encore en tenue d'atelier, aux mains noircies par le travail, durcies par de constantes callosités, ouvriers pas fâchés d'antici-

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per sur le repos du dimanche en goûtant, ce samedi soir, un peu de liberté. Et, tout de suite, je note que leur voix, à commander, se fait impérieuse, le verbe haut, en même temps que le côté cassant du geste se corrige par la familiarité de l'allure, familiarité un peu grosse, bon enfant, comme il convient à des natures toutes d'instinct et de premier mouvement.

— Patron! un demi-setier... bien fadé(l), pas ?

Le verre est bu, rarement d'un coup, à petites gorgées, sans se presser, en causant. Des questions, des i)roniesses : «Nous vous amènerons du monde ! » Quelques airs protecteurs : « Si vous m'écoutez, vous ferez des affaires ! » Des conseils, beaucoup de conseils! D'un air ent(3ndu, tous thscnt : « Surtout, ne laites jamais de crédit >/. Ils vous glissent cela, gentiment, chacun à son

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