DERNIÈRE DÉPÊCHE RUSSE
« Nous avons le dessus; le Polonais est terrassé! »
Le Cosaque. — Par saint Nicolas ! je crois que j’aimerais encore mieux prendre part à la souscription qui doit lui acheter un fusil !
— Ma chère, il faut changer de vêtement; celui-là ne vous garantit plus de rien!
— Mais ce sont des enragés! ils l’ont donc tous lu, ce fameux discours !
— Sont-ils bêtes, ces Polonais! A quoi diable cela peut-il servir, des mécaniques comme ça !
— Ces brigands de Polonais, à force de m’agacer, me feront mourir !
— Cher ami, j’ai prévu le cas; aussi, j’ai acheté une jolie robe rose pour porter ton deuil; tuas défendu le noir.
— Misérable! tu cires mes bottes avec du blanc d’Espagne!
— Mais puisque monsieur a défendu le noir!
— Tu vas conduire ce malade à la citadelle!
— Mais, général, il n’est pas babillé en noir...
— Il a une médecine noire dans le ventre, cela me suffit!
Se démenant contre' l'horizon politique qui, en dépit de ses ordonnances, s’est mis en noir.
L’ordonnance concernant les lanternes niellant le gouverneur dans la nécessité de faire d’abord comprendre à ses soldats la différence qu’il y a entre des vessies et des lanternes.
Nourrice, vous allez me suivre à la citadelle!
Mais, j ai une lanterne et mon nourrisson aussi C est possible, mais la poupée de votre nourrisson n’en a
pas!
Le gouverneur se promenant le soir éclairé intérieurement d’après le système Godillot, afin de donner l’exemple aux habitants de Varsovie.
Le Patron de la Pologne obligé d’avoir sa lanterne tout comme les autres.
— A la citadelle, misérable!
— ■ Mais j’ai une lanterne !
— Une lanterne comme chiffonnier; mais il t’en tnut encore une autre comme Polonais!
Regrettant son décret des lanternes en reconnaissant que cela pourrait bien leur tenir chaud pendant l'hiver.
par saint Serge! voilà plus d’une heure que je crie
après votre lanterne, qui n est pas allumée !
— Cela ne m’étonne pas! c’est une lanterne sourde.