FN ROUTE
La baronne de l’Espérance était une canadienne : elle était, m’assure M. Joseph-Edouard Roy, de: la famitle Lefebvre de Bellefeuille.
J'ai, sur le gouverneur de l’Espérance,, des documents inédits que je publierai un jour.
La petite Miquelon porte quelquefois le nom
de Langlade. Les îles du grand et du petit
Colombier, l’ite aux Vainqueurs, au Massacre,
aux Chiens, aux Pigeons forment aussi partie du
groupe. Le puriste Voltaire, dans son livre sur
| Eouis XV, appelait Langlade Zonglay et Mique- | lon, Michelon.
| Lo , 4 LS 4
| Il est assez curieux d'étudier la population de | cès îles. D’après le père Hamond trois races. | distinctes les: habiteraient.
| « Sur l’île Saint-Pierre dit-il, ce sont de vrais | français, bretons et normands, pour la plupart, très actifs, ayant beaucoup de cœur. Ils sont | divisés en deux classes, celle des pêcheurs et celle des commerçants. ILy a ici une colonie
basque, race curieuse qui fait bande à part, ayant conservé sa langue et ses coutumes.
re æ
Lo
» On compte aussi, à Saint-Pierre, quelques Anglais, employés au télégraphe sous-marin, qui atterrit en cet endroit, et environ 400 Irlandais venus pour la plupart de Terre-Neuve, dont les enfants se francisent rapidement.
» L'île aux Chiens est habitée par une race singulière, descendant de l’ancienne race normande, gens positifs, calculateurs, raisonneurs, qui ont gardé la simplicité de mœurs de leurs ancêtres. Les femmes s’habillent comme les femmes de la Normandie et portent le petit bonnet blanc traditionnel. Les hommes ont gardé quelque chose du caractère des anciens Normands, ces rois de la mer, qui ont conquis le nord de la France et l’Angleterre.
» Ils sont d’intrépides marins et font la chasse au gibier de mer au milieu de l'hiver. Grâce à leur économie et à leur amour du travail ils ramassent tous au bout de quelques années une jolie fortune, et retournent tranquillement finir leurs jours en Normandie,
» Les habitants de Miquelon sont des descen.
dants d’Acadiens.»
ee
DE 5 DE En te = = =