‹ En route [microforme]Chapitre 4 sur 30 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

d’être les bienvenus. L'hiver était dans toute

| Ils devinrent un fardeau onéreux aux gouverne-

ments coloniaux.

(il

ll sa rigueur. Ils ne purent trouver d'ouvrage. |

| » Les gouverneurs écrivirent à ieur collègue de

| la Nouvelle-Ecosse, à Lawrence, demandant de |

M l'argent pour leur venir en aide. Le gouverneur

Lawrence ne s’inquiéta guère de répondre à ces |

demandes. î —Son but était tout simplement de se débar:

| rasser des Acadiens, sans s'occuper de la manière

1 dont ils pourraient se tirer d'affaire sur les terres

étrangères choisies, de manière à empêcher leur retour dans leur province. (1) »

M. Duncan Campbell, historien de la Nou- (A velle-Ecosse, aurait dû insérer, ici, le texte dela | proclamation du gouverneur Lawrence, invitant 4

les habitants de la Nouvelle-Angleterre à colo-

(x) His object being simply to be quit of the Acadians, with-

out according himself as to how they fared in the lands to

which they had been transported, provided their return to f

| the province was prevented:

ee

niser l’Acadie, Il aurait donné ainsi la clef de la situation. Cette proclamation disait :

» — Venez : cent milles acres de terre ont été cultivés ici et ont produit du blé, de l'orge, de l’avoine, du lin, du chanvre, depuis le siècle dernier, et sans mécompte. »

—100,000 acres of land had been cultivated and had borne wheat, rye, barley,oats, hemp, flax, ve, for the last century without failure. »

En continuant son récit M. Duncan Campbell dit courageusemerit la vérité aux générations néo-écossaises.

» Cite question posée :

» La proscription des Acadiens étant absolument exigée par des raisons d'Etat, on se demande si le gouvernement anglais était justifiable de déporter ainsi toute une population : hommes, femmes, enfants ? Etait.il justifiable de les envoyer dans des colonies où leur langue

était inconnue, où leur religion était considérée

comme une hérésie, où même on n'avait pas eu la prévoyance de faire des provisions pour les nourrir P

» À ces questions nous répondrons :

»y Non !

» La solution du problème est bien simple :

il fallait les renvoyer en France.

» À plusieurs reprises, les Acadiens furent informés qu’ils seraient exilés ; que leurs biens seraient confisqués s'ils ne consentaient pas à devenir sujets anglais. Mais on ne leur avait pas dit alors que ce crirae serait puni par un emprisonnement à bord de navires de guerre, qu’ils y seraient parqués comme du bétail pour être transportés dans des pays où leur langue, leur religion ne seraient pas comprises. On ne leur avait pas dit que nombre de leurs familles seraient cruellement dispersé, que les patriarches, que les vierges de leur race seraient réduits au dur métier de monter et de descendre l'escalier d'autrui. Cette déportation, telle qu’elle a été «exécutée, » est une abomination. Ilest beaucoup plus viril de reconnaître ce fait que de

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