CORVETTES
ZLa Palme, rocanons de Tréauden.
La Perle, 8 ‘“ de la Jaille.
Près de 2,000 marins et soldats frais sais sont enterrés sur les bords de cette baie magnifique. Le duc d’Anville, mourut 12: 27 septembre, Son successeur M. d'Estournelle, se tua d’un coup d'épée pendant un accès de fièvre. Ceci se passa la nuit du 29, deux jours après la mort de lamiral. Jamais on n'avait vu pareille infortune : la tempête dispersa et fit périr la plupart de ceux qui furent épargnés par la maladie.
— Quand les éléments commandent, disait à ce sujet M. de Maurepas, ils peuvent bien diminuer la gloire des chefs, mais ils ne peuvent , diminuer ni leurs travaux, ni leur mérite,
J'avais emporté avec moi les ÆAMémoires du gouverneur Shirly. Parlant de la mort de l’amiral d’Anville.il dit : 4e was buried privately spon
a small island in the harbour. Or cetendroit ne peut être autre que l’île de Saint-Georges. C’est là que pendant quelques années a reposé dans la mort le duc d’Anville de la famille de Mont-
morency.
Cet infortuné amiral ne devait pas dormir longtemps sur le lieu de ses désastres.
Desherbiers écrivait en date de Louisbourg le 8 septembre 1740.
—J'ai l'honneur de nous informer monseigneur que dans les conversations que monsieur Prevost et moi avons eu avec le gouverneur anglais, nous avons souvent parlé de feu monsieur le duc d’Anville et lavions prié que sa sépulture ne fut point détruite dans l’établissement que les anglais font à Chibouctou. Il nous promit d'écrire au général de ce pays et même il nous promit de nous l’envoyer si on trouvait l'endroit de sa sépulture, s’il était en état d’être transporté ; ce qu’il a exécuté, Le vaisseau le Grand Esprit a reporté son corps ici et monsieur le Chevalier lui a rendu dans la
rade les honneurs militaires qui lui étaient dûs
par rapport à son grade et à sa naissance.
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Je lui ai rendu les mêmes honneurs militaires lorsque son corps est venu à terre..........,...
Xl est enterré dans la chapelle du Roy qui sert ici de paroisse, dans le sanctuaire au pied de l'autel. M. Prevost a pourvu à tout ce qu'il a fallu pour que sa pompe funèbre fut faite avec plus de convenance qu’il a été possible. Il est arrivé dans ce port et x été inhumé le trois de septembre, »
Ainsi parle Desherbiers.
Aujourd’hui la dépouille du duc d'Anville gît abandonnée sur les bords de la mer. J'ai vû moi-même le triste endroit où ce grand de la terre attend la résurrection au bruit du requiem des fiots.
Ne serait-il pas temps de donner à cet officier général un tombeau convenable ? Pourquoi le ministère de la marine française ne demanderait-1l pas aux autorités anglaises la permission d’ériger un monument à la mémoire des soldats français et canadiens tombés devant Louisbourg ? Pourquoi le digne consul général de France
au Canada M. Dubail, ne prendrait-il pas l’ini-
| tiative en faisant ériger sur l’ile Saint-Georges, dans le port de Halifax, une tablette commémorative imdiquant qu'un amiral et 2,000 marins sont morts autour de cette îlot, parce que la France le leur avait demandé ?
Les promenades autour d’Halifax, sont tout aussi belles que celles de Saint-Jean ; et il serait ll difficile de décerner la palme de beauté entre ces deux villes.
La Nouvelle-Ecosse renferme 13,382,003 acres, soit 54,146 kilomètres carrés. La population est de 286,827 âmes.
Ce soir, nous disons au revoir à nos hôtes d’'Halifax, et le lendemain nous voilà en route pour Pictou. Ici, le voyage devient trop rapide. Nous courons à travers le pays des mines. Le sol que nous ne faisons qu’effleurer est du charbon : dans l’air, ce n’est que poussière de charbon. La locomotive en sème partout, et nous allons sans rien voir, jusqu’au quai, où nous attend le Princess of Wales.
Gy Te I APRES