Tout bateau est du genre féminin, en anglais
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LE BAKOTA ET LA MISKWA-KAMAW-SIPITY. 147
une belle fleur qui s’entr’ouvre, et lancer ses passagers dans l espace comme une Îeur déhiscente jette son pollen. L ;
Cetie devise prétentieuse et ses emblèmes internationaux : un lion de ménagerie; louche; el-un-aigle——— américain grincheux se menaçant l’un l’autre de l'œil, de la griffe et du bec, N chaque côté d’un tonneau de whisky marqué Il. B. C., achevèrent de rengainer mes idées un peu irop Pt de sauvagerie.
Enfin le 20 mai, nous fimes nos adieux à nôs nouveaux amis de Géorgestown et primes pläce sur le bateau à vapeur, impatients d’atteindre cette colonie d’Assiniboya qui: devait être pour moi la troisième et dernière étape de mon long voyage. Les deux premières avaient été Liverpool et Montréal.
Nul ne semblait douter, à Georgestown, que les 436 pieds de ponton que mesurait l’Internalional, ne pussent se mouvoir à l'aise sur un cours d'eau aussi étroit que la Miskwa-Kamaw. Un ancien cocher de
stage yankce, passé capitaine marin, monta dans le roufle où se tient le timonier, et donna ses ordres.
Aussitôt le lieutenant Caribot fit exécuter à ses re-. crues dés évolutions bizarres, probablement renouve-
.lées de Léonidas ou de Spartacus. Avec leur veste noire trop courte, leur pantalon bleu trop large, et leur sombrero gris empanaché, on aurait pris ces soldats pour des paysans déguisés en mousquetaires. Il en‘était de toutes les tailles et de toutes les mines. L’un se glorifiait d’une superbe moustache, l’autre d’une paire de favoris en poire qui aurait fait honneur à un garçon de café. Tel n’avait que la traditionnelle barbiche et tel autre était velu comme la paume de la main. J'ai vu un de ces soldats qui était borgne et un‘autre à peu près bossus
Tout à coup la cloche sonne, la. vapeur siffle, le capilaine postillon lance un nasillard « AUl's right !» et nous partons. Alors c’est à qui rivalisera de maladresse entre les bachi-bouzoucks de M. Caribot et les chercheurs d'or de M. Wallis. Les fusils ralent, d’autres font feu de file au lieu de feu de peloton. Tel recharge son arme quand son camarade n’a pas encore làché son coup. C’est une scène divertissante à à l'excès que toute la. gravité, tout P enthousiasme du. moment nc servent
RTS ésopilante. , NT EH nu É
Cependant la | nobie Pier nubiontil. est' partie à toute
vapeur, se laissant emporter par. l':
qu'on lui inspire et voulu confirmer ÿ éxergue qui. accompagne ses emblèmés” La spee iosa se préci pite.à travers les grands chênes qui bordent la Lortu que Rivi
Rouge, avec la valcur d’un batailloi.de TE veut monte à l'assaut d'üné redoute. Elle rase la côte en cnfilade, brisant tout sur son passage, comme si elle eût lâché une bordée de canons. Finalement elle s’en va germer au milieu de la forèt, belle de fougue, amoureuse d'indépendance, après, avoir défoncé le rivage bourbeux, abattu ses hautés cheminées, rompu. ses
cèbles-chaînes, ébouillanté les passagers trop curieux -
d'admirer ses vaillantes ghmbades, et haché comme paille les'colonnettes et les: (découpures de sa galerie de
tribord. Après cet éxploitelte lAche-toute.sa vapeur avec : des grondements, des trépidations etun D
voilà cloués sur place pour te reste de la journée. Oh! qui, germinaverunt.speciosa deserti 1 speciosa en effet.
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Quand nous entrâmes dans le hois à loute vapeur, os , = PRE! . .
un cri terrible poussé par 400 poitrines avait relenti
- sur l’{nternational. Nous nous attendions tous de voir
sauter la machine. Il n’en fut rien. On rechercha alors la causé do-cet accident. Elle fut promptement découverte, le capilaine et le timonier étaient aussi ivres l'un que l'autre | : !
La she boat fut donc harrée entre deux groë or- , meaux qu elle avait prudemment choisis pour ses tuteurs, ci, nous altendimes avee patience que les dom-
mages fussané. réparés et que nos conducteurs eussent cuvé leur hiskye D - ui
Ge lee) ‘de cours y compris sa nCIqaTe. > aourées Mr
la, Queue-de-Loutre. Sa direction générale est du süd—. au nord, daus des plaines basses où elle s’est creusé un lit tortueux, en partie bordé de bois. Ses principaux affluents sur la rive gauche sont les‘rivières Pembina, Sale et Saint-C harles ou Assiniboine. Sur la rive droite, elle reçoit les rivières du Bœuf, du Lac Rouge ou Grande . Fourche, des Roseaux, la Seine et des Morts.
Comme tous les cours d’eau qui sillonnent les prai- ries, la Miskwa- Kamaw ‘ (rouge eau) est bordée d'une lisière de grands arbres ‘dont les principales essences
sont le‘chène rouge, l'orme, l’érable à feuilles de frêne, le tilleul, le béuleau ; à pirogues et le bois de fer (ostrya virginiaca) dôdnt leë Sioux font des casse-têtes. Des lianes, les flexibles sarments de la vigne vierge enlacent les uns aux autres ces puissants végétaux. Mais le sapin de Virginie est rare dans cetle zone hors laquelle tout . n’est que prairies dénuées de bois.
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