‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 37 sur 105 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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lac Supérieur, à un large ct grand cours d'eau qui se jelte aussi dans la mer d'Hudson, au sud- ouest. Ce doit être le flenve Albany ou le fleuve Moose.

Aussilôt les frères Greyselon du Luth et de La Tourelie, accompagnés d’un nommé Boisguillot, reçurent de A1. de Curcelles, gouverneur de la Nouvelle-France l'ordre d'y établir un fort, ce qui ‘fat fait entre les années 1665 et 1672 !.

À leur retour en Canada, Chonart des Groseillers el Raddison proposèrent à Daniel de Remi de Courcelles, gouverneur du Canada, de conduire des navires dans

Ja baie d'Hudson jusqu'à l'embouchure du fleuve

Bourbon, et de là au cœur du pays d’En-Ilaut. Leur

-"oîfre ayänt été repoussée, ils offrirent leurs services à

Angleterre qui les accepta, nolisèrent un navire, pénétrèrent dans la baie d'Iudson et la baie James, en 1667, et allèrent construire le fort Rupert- House, à l'embou-

= chure du fleuve de ce nom qu'ils découvrirent.

Ce fut alors. que Charles IL, roi d’Angleterre, profitant aussitôt de la faute du gouverneur du Canada, fonda la Compagniedes Aventuriers de la Baie d’Hudson, dont le prince Rupert fut le gouverneur général et dont Choüart des Groseillers devint membre. Il lui donna tous les pays arrosés s par les eaux tribütaires de celle baie. = | . La Compagnie d'Hudson entra, cette année-là même, en possession des côtes de cette mer Méditerranée, et VAnglais Bailey fonda le fort Nelson à l'embouchure du fleuve Bourbon, qui y perdit son nom. Des Groseillers commandait ce poste, en 1684, pour le compte de la

1. Pierré Margry, Découvertes el élaslissements des Français, elc.,

t. VI, p. 19, 90.

Compagnie anglaise, lorsqué le nouveau gouverneur du Canada, Lefèvre de Labarre, lui dépècha un courrier . par l'entremise de Daniel: du Luth.

En effet, dès 1678, Daniel Greysolon du Luth et son frère de La Tourette avaient construit un fort dans le fond de la baie du Tonnerre. sur le lac Supérieur, d’où ils commerçaient avec les Gristineaux du Nord. Euxmêmes avaient exploré tout le nord-ouest du lac Supérieur et découvert la rivière Saint-Louis, par laquelle Du Luth élait parvenu sur le haut Missi-Sipiy, l'année d’après, ainsi que je l'ai dit plus haul. Puis il découvrit le lac Nipigon ou Alemipigon, au bord duquel il construisit un autre fort de traite pour son propre compte.

Ce fut dans ce poste que M. de Làbarre lui fit tenir: les dépèches qu'il voulait envoyer à Chouart des Groseillers, pour essayer de réparer la faute commise par son prédécesseur. Voici comment ce hardi coureur de bois rendit compte de sa mission, le 10 septembre 4684

« Comme je sortais du lac Alemipigon, où j'ai fait

tous lés présents nécessaires pour empescher les sau- -vages de plis porter leurs castors chez les Anglais, je rencoritrai le sieur De la Croix .aveë ses deux -camarades, qui me rendirent vos .dépèches, où vous m'or- | donniez de rien ométtre pour faire tenir vos lettres au sieur Chouart. Il a fallu, pour exécüter vos ordres, qûe M. Péret y soit allé-lui-mème.....; et pour le mois d'août il aura rendu vos lettres ‘audit sieur Chouart ‘. Eu égard à la prisé de possession du pays au: mom de la France par M. de Bourdon et ses compagnons,” äinsi ‘qu ‘à la charte de Louis XIII, qui était antérieure

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