‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 49 sur 105 · LE LAC WINIP£G ET LE FLEUVE, HOURBON · texte numérisé non relu

LE LAC WINIP£G ET LE FLEUVE, HOURBON

rivière Winipeg dont les prêtres: français ne purebl» 2

jamais venir à bout; peut-être faute d’avoir eu assez de

. patience, Leur mission de Wubussimong dut être aban-

donnée. SL

Actuellement, les Cris ou anciens Urislineaux se.

divisent en.: 1° Puskwax hiyiniwok ou gens des Prairies de l’Ouest; 2 Sipim hiyiniwok ou gens de la rivière Saskatchewan; 3° Mumik hiyiniok ou gens d'en bas, c’est-à-dire des prairies situées au sud des Saskatchewan; # Sakarw hiyiniwok ou gens des forêts del'Egt; 5° Sakillavar hiyinirolkou gens du lac del’Isleà-Ja-Crosse; 6° Ayabuskaw hiyiniwok où gens du lec Athabasca . :

Collectivement, les Cris se° donnent aussi le nom de Aÿis hiyiniwok ou hommes ressemblants, ainsi que celui de Néhiyarok ou hommes proprement dits.

. Les O'chippuays où Saultéux, ainsi que les Muchkéyons ou Savanais, appartiennent aussi à la même famille, Les premiers se donnent le nom de Anich-iinu-

hey (au singulier), ou les gens trois fois hommes, Ils’

s'étendent du lac Supérieur au lac aux Brochets. Les seconds s'appellent eux-mêmes Hithinir (au singulier).

hommes, et Omachkégorok ou gens qui habitent les

Il existe sur la côte orientale de la Mandchourie, à l'embouchure du fleuve Amour et dans la grande! tle Saghalien ou Tarrakaï ‘des tribus tartures appelées Ghilliaks, qui se donnent elles-mêmes le nom de Khitlini ou Ghillini. 1 serait curieux de les comparer #

1. à. Lacombe, Diclionnaire et grammaire des Gris. introdue-,

tioi 2

Iillini qui nous occupent et dont les traditions font mention d'une grande ile occidentale où îls auraient habité jadis”.

Le 12 juin, après que nous cûmes pris notre déjeuner dans l'archipel des Renards, la vieille Gibotlea.… daigna faire sentir son souffle et reposer nos hommes. : Ce n'avait pas été faute deY'invoquer, Désireux de ne pas laisser perdre l'élément qui les favorisuit, je vis de naïfs Mélis se lever et se.hâter d'enfoncer une alène dans le mât de notre barque.

- D'autres suspendaient leur mouchoir à un corage Ru fais- tu là, Pierre ? demandai-je à celui qui se livrait au premier de ces acles superstitieux,

‘ Le Métis rougit et répondit : |

— Je viens de collourr (cloucrj le vent après le mât, vous voyez ben. :

— Et tu espères l'y fixer de la sorte?

— Les chavages ça dit ça,: me répondit le jeune homme. Puis, s'enveloppant dans sa vicille couverture, il s’étendit sur les colis pour dormir.

— À quoi sert le mouchoir attaché à la‘ boulive, - Baptiste? demandai-je à notre cuisinier.

— Pour. amuser le vent, répondit-il avec la même simplicité. \

Par là je jugeai que ces gens ignorants ont autant ” de foi dans Jes contes superslitieux de leurs grand’-

mères peaux-rouges, ‘que . dans l'Evangile auquel crurent leurs pères. .

Mais il n’y a rien d'étonnant en ceci lorsque l’on songe

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