‹ En route pour la mer GlacialeChapitre 50 sur 105 · EL · texte numérisé non relu

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: 1, Enite Petitot, Traditions indiennes du Canada N-0, Trudie lions des Cris.

LE LAC WINIPEG ET LE FLEUVE BOURBON.. 221 que no8 paysans en sont au même point que ces bons Métis, après quatorze siècles de civilisation.

Par le fait, il y a bien peu de Bois-Brûlés qui n'aient

pas une foi entière dans la magie, la sorcellerie el toutes les prétentions des chamans indiens. Ils préféreront ‘

avouer que la science,de ces gens ignares est condamnable et diaholique plutôt que dela leur dénier. Ils se : scandalisent même de nous. ‘ei ‘voir rire et plaisanter. Le sauvage est ainsi fait. Il. aime mieux passer poûr

méchant que pour imbécile. ]l ‘préfère faire parier de

lui en mal que de-n'en point faire parler du tout:

Que de gens sans principes hien définis eñ sont au

. même point parmi nous |

A Vextrémité du lae Winipeg, nous entrons dans le fleuve Bourbon ou Katchawan qui en est le déservoir commeilest ia continuation de la rivière Kisiskaltjiwan, On nous montre l'emplacement d’un ancien fort français

: sur une pointe herbèuse. C’est celui dont parle

La Vérandrye père quand il dit qu’ « au bas de la rivière

de Paskoïac il y a un fort-français ».

ne Nous traversons ensuite une expansion düdit fleuve

qui porte le nom anglais de Play green luke, mais que

les Canadiens appellent le lac Pelé ou Péré.

___. Au lac-Pelé fait suite le lac De la Groix qui doit son.

. nom à l'explorateur français dont j'ai parlé ailleurs. Ce

Jac s'appelle maintenant Cross lake. C’est ainsi qu’en falsifiant la géographie on parvient à faire oubliér l’histoire.

La proximité des côtes de la mer d'Hudson, dont les eaux sont encore couvertes de glaces, nous valut une :

brume $f épaisse que l’on ne sefvoyait pas de Parrière : ” à l’avant:des barges. Naturellement, elle fit tomber le

vent en débit des invocations à Gibotte et des alènes

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piquées dans les mâts. Glacé par ce brouillard, je dus w'entorliller. dans mes couvertures, et ne vconservai d'autre souvenir de ces parages maussades ct marécageux que les cris assourdissants et lugubres des grands plongeons imbrim, — l'imbrium divina avis d'Horace, — qui, de nos jours, comme dans l’antiquilé, paraissent être pour les mariniers un signe de vent qu’ils accueillent avec allégresse.

Cum medio ccleres revolant ex æquore mergi, Clamoremque ferunt ad lillora….

Le lendemain, 13 juin, nous ätlérrissions au fort Norway-llouse ou de la rivière aux Brochels.

Norway se compose d’un parallélogramme de 150 pieds de côté formé par des palissades de 18 pieds de

. haut, jointes aux quatre angles par de petites cabanes

en troncs d'arbres équarris, percées de meurtrières et coiffées d’un petit toit à qualre pans. Ce sont les bastions de la rustique forteresse. Ils servent d'ordinaire de lieux d'aisance ou de débarras. La porte d’entrée, fermée par de grosses barres cadenassées, s’ouvre dans une tour carrée également en troncs d'arbres et haute de 30 pieds, . que lon nomme le blockhaus. Elle est surmontée du drapeau d’Yorktimbré des initiales de ’HHonorable Compägnie, I. B. C. Une poignée de soldats viendrait à bout d’un tel fort en trois minutes. ‘ L'intérieur de cette factorerie, plus semblable, on le voit, à une hacienda du Texas qu'à une forteresse, se compose d’un préau sur trois côtés duquelsont disposées des maisons en arbres équarris, revèlues d’un lambris-

. sage. en planches à déclin y a la demeure du cheffacteur, celle des commis, la cuisine, les magasins et Je hangar à aux provisions. Les cases des serviteurs sont.

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