CHAPITRE III
Le fort Cumberland et les chiens du Nord. — Les Ollawawa. — Béquillage sur la rivière Maligne ou la Pente. — Rochers à hiéroglyphes. — Splendeurs du désert. — Une vaillante mère. — Portage des Grenouilles. — Les premiers Indiens Tchippewayans. — À propos du fleuve Missi-Nipiy. — L'éphémère.
— Kinik-Kinik. — Touchant l'aurore boréale.
Les Français de la découverte avaient appelé lacs des Epinettes ou des Sapins blancs, les beaux bassins
naturels dont les Anglais ont changé le nom en ceux de . { oi Pine lake et Sturgeon lake. Le premier des deux déverse Ü jo ses eaux dans la rivière Du Pas par quatre chenaux. A de la sortie du troisième chenal est construit le fort Cum-
berland qui donne ordinairement son nom au lac lui- ce même et qui ne m'offrit rien de remarquable que ses | q airs de vieille ruine. J’y entendis pour la première fois, de à la tombée de la nuit, les longs hurlements des chiens 0 du Nord. Réunis au nombre de 25 à 30 dans le préau, le assis ou rôdant, la tête levée vers le ciel, les yeux fermés ( et la gueule ouverte, ils rivalisaient entre eux à qui | hululerait le plus fort, de ces hurlements longs et L sinistres qui en France sont interprétés par la supersti- d tion populaire comme un présage de mort. Aussitôt je | L
fus en émoi : A