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1. Il qui sont les pourvoyeurs des Blancs, qui leur vendent rmi de la viande, du gibier, du poisson, des fruits sauvages, pas de la graisse, de l'huile, et surtout des pelleteries, rien ou ne pourrait les convaincre de la supériorité des Blancs sur eux. Même en recevant le prix de ses victuailles, mps l’Indien considère celui qui le paye comme son obligé, En puisqu'il le fait vivre, et qu'après tout, à ses yeux, Jui toute la vie se résume à manger. | ant La rivière la Pente, Maligne ou des Esturgeons (Great L'fit Ridge river) est un rapide continu dont les eaux vertes S SA | coulent sur un lit de granit qui en perce la surface en de À maint endroit pour y déterminer des chutes ou tout au moins des cascades dangereuses. Elle n’était navigable 1en- qu'au moyen du béquillage, jusqu’en 1875,que la Saskaqui tchewan y fit irruption par la formation de la Tranchée. qui Debout contre le plat-bord, de chaque côté de la ibu- barge, nos milieux enfonçaient rapidement leurs me longues perches dans les anfractuosités du fond qui ger fuit, et, par un effort simultané, ils soulevaient et ette faisaient monter l’embarcation d’un pied ou davantage, ient tout en la maintenant stationnaire pour que le courant is il ne l’emportât pas entre temps. C’est un travail aussi rude pour les mariniers que lent et fastidieux pour >eurs l’impatience du voyageur qui est le spectateur de cette s les manœuvre que n’inventa point Duilius.
ncs A l'avant de chaque bateau, le devant-de-barge guide acte son timonier de la voix et du geste, poussant lui-même ant sa barque dans les bons endroits. C’est dans ce cas, que les plus expérimentés et les plus habiles à discerner our les endroits profonds et les remous d'eau morte, éparour gnent à leur bargetée bien du travail et des sueurs, en lui dévançant leurs compagnons de brigade et En
le guide lui-mâme,
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Mais malheureux est le timonier que son devant-debarge a laissé s’enferrer sur un bas-fond, ou sur un rocher; malheureux celui que l'impétuosité du courant a fait embarder en virant de bord lof pour lof. Il devient le sujet des quolibets de toute la brigade. Personne ne s’en fait défaut.
Je retrouvais l’enjouement national dans le caractère aimable de ces rudes mariniers, et riais de leurs saillies ingénues où un français vieilli s’entre-mêle d’expressions crises souvent pittoresques.
— Wiyohow ! s’écrie celui-ci, voyez donc petit Louis qui revire à la Rivière Rouge. Tu désârtes-t'y, ’ssocié ? Ayieu ! ayicu! bon voyage. Ben des compliments chez toë, ni tchiwam.
— Tiens! quoi c’qu’il a, Villenâve, qu’i se crampille aux saules comme un étchureu’ (écureuil) ? reprend un autre. Kékway ki wabaten dans le bois fort, ’ssocié ? T’as-t’y peur des esturgeons de la rivière? Eoko-igok piyis ki kaskittän à remonter le courant! C’est pas trop tôt, à la fin ‘e sippose.
Toutàc une barge £s’arrête au milieu des bouillons d’eau et pi: 41ette sur elle-même comme sur un pivot. Une point. ue rocher la retient par la quille. Alors tous les milieux de sauter à l’eau pour la décoller d’un coup d'épaule. Mais ils ont été vus, et de nouveaux quolibets leur sont décochés au passage.
— Ekwa !Tu vas-t'y camper dans la rivière, Jeannet? Ah ! ben, il est joli ton campement : une roche grosse comme mon chapeau. Zanispi kikakiwéhew ‘’ssocié ? Quand repartiras-tu de delà? Vas-tu attendre que nous revirions du Grand Portage?
J’étais étonné de leur voir cette intarissable bonne humeur au milieu des labeurs les plus rudes. Dans les
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.de- mêmes circonstances où des sujets britanniques se répandraient en interminables God dam ! où des matelots
‘un rant français feraient entendre des jurons encore plus exéient crables, les Métisrient, plaisantentcomme s’ilsétaient à > ne une fête et que le travail fût un jeu pour eux. Et cependant vingt fois par jour les barges sont arrêtées par tère des obstacles de tout genre.
lies Notez que je n’ai point fait mention des innombrables ons cataractes que forment les cours d’eax, ni des portages qu’elles déterminent. On n'en compte pas moins de Juis trente-cinq entre Cumberland et la ligne de partage ié ? des eaux. Pendant trente-cinq fois les sept barques sont hez entièrement déchargées, traînées par terre, renflouées et rechargées denouveau de leur cargaison qui a été transille portée à dos d'hommes.
end La rivière Maligne traverse un chapelet de beaux lacs. lé ? Je regrette de n'avoir pas pris une esquisse du joli lac gok Castor. Ii y a là un grand rocher couvert de hiérorop glyphes et de dessins bizarres qui ferait la joie d’un è ethnographe. Cependant je n’en ai pris ni croquis ni ons | moulage, mais j’aimerais entendre interpréter lesfigures ot. naïves ou puériles qu’Indienset Métis de trois générations ous y ont gravées dans un beau désordre qui n’est pas un up effet de l’art. Nul doute qu'il n’en sortit tout de même ets une »dyssée des plus intéressantes, bien qu’il ne campe pas une brigade sous cette pierre sans qu'elle n’ajoute et? de nouveaux détails à cette inscription épique. Sse Différente est la Roche où ù y a l’un écrit. C’est un lié ? rocher-rempart que l’on voit à gauche un peu avant Jus d'arriver au fort La Ronge, au bord de la rivière Missi-Nipiy. L'inscription y est placée si haut au-dessus ine de l’eau, que l’on ne peut concevoir comment on s’y
est pris pour l’exécuter. Il faut ou bien que Partiste se
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soit suspendu au rocher par des cordes, ou bien que le mveau de la rivière ait considérablement baissé depuis lors; ce qui donnerait à cette inscription une antiquité reculée.
Au pied de la chute de la Carpe, nous primes, à l’aide d’une puise, des poissons blancs qui pesaient de quatre à cinq livres. C’est un saumonide du genre Coregonus, que les Cris nomment Aftékamek, mais qui ne ressemble en rien au saumon. Sa chair est blanche, ferme, laiteuse et si exquise que je ne connais rien d’approchant en fait de poisson. La sole elle-même ne le vaut pas.
Dans les portages, noustrouvions sur l’amélanchier ou rhamnoïde des baies d’un rouge sombre pas plus grosses que des micocoules, mais d’un goût de poire très sucré. Elles sont aussi recherchées que les aireiles myrtiles, fruits bleus acides de la canneberge, et que les attocats ou raisin d’ours. Cette dernière baie est le fruit d’une bruyère propre à toute l'Amérique du Nord comme aux tundri de la Sibérie.
Ces plantes et ces arbustes à baies remplacent les arbres fruitiers, dans le Nord-Ouest. On y trouve aussi la fraise, la framboise, la noisette, la prunelle, la dryade, la mûre de ronce. Enfin, on y recueille même les fruits rouges des églantiers pour les manger.
Dans les rapides, au-dessus ou au bas des chutes, des troupes de pélicans prennent leurs ébats au milieu des cascades écumantes, a'ssi blanches que leur plumage. Les uns nagent paisiblement dans ces eaux tourmentées, fendant les ondes vertes de leur carène d'ivoire et savourant les voluptés du bain. D’autres voltigent lourdement çà et là, emportant dans leur poche un brochet ou un barbeau qu’ils viennent de