‹ En route pour la mer Glaciale [microforme]Chapitre 55 sur 93 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le lac de lisle à la Crosse. — Le Fils-de-Dieu réincurné. — Le portage de la Loche. — Enthousiasme des Dènè ch'élirns. — Une vraie Babel. — Deux originaux du Grand Noruü. —— Un homme féroce sur le chapitre des préséances. — Un cheffacteur cuisinier. — Beautés de la Wässe-Gamiw. — Drame conjugal. — Sites romantiques.

Le lac de l'Isle à la Crosse (Pimitch-Kamaw-Nipiy en langue crise, ou lac de l'Eau en travers) doit son nom français au jeu de paume jadis aussi aimé des Peaux- Rouges qu’il l’est encore des montagnards écossais. Chaque joueur y était armé d’un bâton dont l’extrémité inférieure, recourbée en crosse ou volute, servait à attirer la balle et à la lancer hors du camp opposé. Les Chaktas, les Kiowais, les Hillinés se livraient avec passion à cet exercice violent, qui souvent devenait dangereux par les coups de crosse que se portaient les adversaires.

Aujourd'hui il n’est plus question du jeu de paume chez les Peaux-Rouges. Un maudit jeu de hasard, assez semblable à la mourra des Itali:a1s et nommé jeu des mains (Mitchitchiy otchimétawew), absorbe tout leur temps, captive toutes leurs facultés, engloutit toutes

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