‹ En route: sept jours dans les provinces maritimesChapitre 13 sur 19 · LES ACADIENS DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

LES ACADIENS DE BOULOGNE

Ces conversations avec M. Littaye me mirent plus tard sur la piste de certains documents sur les Acadiens. Je les donne sans commentaire.

Ils sont extrait des Archives Parlementaires de 1787 à 1860.

La séance du lundi 21 février 1791, est incomplète au Moniteur.

Ce jour là l’Assemblée nationale siégeait, M. Dupont la présidait.

Voici le procès-verbal officiel :

M. le Président, — La parole est à M. de La Réveillère-Lépaux pour un rapport au nom du comité des pensions sur les secours accordés aux Acadiens et Canadiens.

M. de La Reveillère-Lepaux, au no?n du comité des pensions. Messieurs, le comité des pensions vient invoquer votre justice en faveur de citoyens que l’ancien régime n’a récompensés de leur tendre attachement à la mère patrie, qu’en les traitant avec la dernière barbarie.

Tout le monde se rappelle que la guerre sanglante que les rois d’Angleterre et de France se firent depuis 1757 jusqu’en 1763, ne fat pas favorable à ce dernier, et que le gouvernement anglais exigea pour prix de ses succès la cession

de toutes nos possessions dans le nord de l’Amé-

rique septentrionale, à l’exception de quelques établissements pour la pêche de la morue. En conséquence, tous les officiers, tant civils que militaires employés en Canada, en Acadie et à Saint-Pierre-de-Miquelon, furent transférés en France avec leurs familles, et débarquèrent à Rochefort. On leur assigna, tant à eux qu’aux individus de leurs familles, des annuels, sous le titre de pensions sur les fonds de la marine ; ils sont modiques. D’après l’état nominatif que nous avons reçu de l’ex-ministre, M. La Luzerne, deux ou trois de ces pensions seulement sont de 600 livres ; et la plupart de 200 livres, de 50 écus, et même de moins. D’un autre côté, un très grand nombre des habitants de ces contrées, et particulièrement les Acadiens, peuple extrêmement estimable par la simplicité de ses mœurs, refusèrent de se soumettre aux lois d’une nation étrangère. Simples comme la nature, ils en avaient l’énergie, et sentaient que si le gouvernement français pouvait les abandonner, au moins n’avait-il pas le droit de donner leurs pays et leurs personnes comme une métairie et ses troupeaux, ni les Anglais celui de s’en emparer.

SEPT JOUES

, La ferme résolution fut prise de repousser les oppresseurs ; mais leur force ne put seconder leur courage : nouvelles victimes des querelles des rois, ils furent obligés de céder à une masse irrésistible de puissance.

Cependant ces généreux colons, plutôt que de se laisser avilir, quittèrent le pays où jusqu’alors ils avaient coulé des jours heureux au sein de l’aisance et de la paix ; ils abandonnèrent en un mot,, toute leur fortune, tout ce qu’ils possédaient, pour venir se jeter dans le sein de la mère patrie. La majeure partie débarqua dans les ports de Cherbourg et de Morlaix. Plusieurs familles sont établies dans d’autres villes du royaume. Il leur fut accordé à chacun une solde de 6 sous par jour, payable sur les fonds de la marine, ainsi que les pensions des officiers dont nous avons déjà parlé ; un très petit nombre d’entre eux, très infirmes ou très âgés, obtinrent quelque chose de plus. Il est à observer que plusieurs soldes et pensions ne furent pas données à vie, mais jusqu’à un âge déterminé, soit de 18 ans, soit de 20 ans : le

i 64 en route

comité vous proposera de conserver cette disposition.

Bientôt le ministre de la marine, sous prétexte que son département était surchargé de dépenses, fit renvoyer le payement de la solde des habitants acadiens au Trésor royal ; et il obtint un fonds de 50,000 livres pour continuer son payement des officiers civils et militaires, et celui de leurs familles. Ces derniers ont toujours été exactement payés, ou du moins il n’est parvenu à votre comité aucune plainte à cet égard. Il en est bien autrement à l’égard des malheureux habitants.

D’abord, dès 1-773, M. Peyreuse-Descars ayant proposé au gouvernement de défricher les landes du Poitou, et fait espérer des merveilles de cette entreprise, î’abbé Terray lui livra, j’oserai le dire ainsi, plusieurs centaines d’entreeux, pour les transporter sur le sol le plus ingrat et le plus stérile, lorsqu’il était attesté au contraire que le ministre de France à Londres leur avait promis des établissements dans les meilleurs terrains du pays, Et il est facile de juger combien cette conduite était atroce. En effet, est ce

à un âge avancé qu’on peut entreprendre de façonner au plus rude de tous les travaux, habituer à la nourriture la plus grossière et la plus mesquine, des hommes qui tous étaient accoutumés à la vie pastorale, et dont plusieurs étaient nés riches ?

Quoi qu’il en soit, cette barbare entreprise échoua après avoir coûté la vie à la majeure partie des Acadiens qui y périrent de faim et fatigue. Il en restait néanmoins encore un assez grand nombre ; cela était gênant. Quelque dure que soit l’âme des despotes, si le cri du malheur ne la touche pas, au moins il l’importune. Le ministre d’alors chercha donc le moyen, non pas de réparer ses injustices passées mais de se délivrer des plaintes et des tableaux affligeants qui pouvaient quelquefois troubler son repos. Il prit un parti simple ; ce fut d’en rejeter les objets dans le nouveau monde. Les Acadiens qui n’avaient pas péri dans le Poitou furent transportés à la Louisiane, et presque tous y trouvèrent enfin le dernier terme à leur misère, la mort !

On peut juger jusqu’à quel point ces tristes jouets de la fortune furent indignement traités, puisque de 300 qui débarquèrent à Cherbourg il n’y en existe plus que 23. Malgré cette extrême diminution, la médiocreté de leur paye parut encore, à un gouvernement dissipateur, une charge trop forte pour le Trésor public., On l'ouvrait rarement dans ces jours de scandale pour faire des actes d’humanité et de justice.. On jugea tout à fait inconvenable de diminuer en rien que ce fût les sommes destinées à alimenter le luxe effréné des courtisans pour fournir du pain à des malheureux qui n’avaient apporté qu’un seul trésor avec eux, je veux dire le modèle de toutes les vertus domestiques, seule base des mœurs publiques et de la félicité des nations, trésor le plus précieux sans doute aux yeux de la liberté, mais de nulle valeur à ceux d’un gouvernement corrompu et chez un peuple où la servitude avait tout dénaturé. Ainsi donc alors même qu’un âge plus avancé aurait pu solliciter une augmentation de secours en faveur des Acadiens, leur solde fut réduite, en 1777, à 3, sous par jour pour quelques-uns et à rien pour

les autres. En vain ces infortunés ont fait retentir de leurs réclamations les bureaux des ministres pour faire valoir leurs justes droits, ils n’ont rien obtenu, à l’exception d’un secours d’une excessive modicité dans l’affreux hiver de 1789.

Il n’est peut être pas indifférent d’observer en passant que ceux-là seuls y participèrent, que l’on appelait alors nobles ; le peuple n’eut rien ; et lorsqu’on pressait M. de Calonne en faveur des Acadiens, il répondait froidement : les fonds destinés aux familles des Acadiens sont employés ; quand il y en aura de disponibles , on verra s’il sera possible d'y faire pa?-ticiper les plus âgés.

Les fonds sont employés ! Peut-on voir sans la plus douloureuse indignation, ce déprédateur insigne, refuser ainsi le pain à des infortunés qui n’avaient de crimes à se réprocher que celui d’avoir trop aimé leur patrie, lorsqu’il prodiguait le sang des peuples, à qui? Vous le savez, à des hommes pervers ! à des femmes perdues !

La société des amis de la Constitution de Cherbourg, et ensuite la municipalité du même lieu, voyant qu’enfin l’idole de la faveur était brisée, et que le règne de la justice commençait,

firent passer vers le milieu de l’été, soit au comité des pensions, soit à l’Assemblée nationale, qui les lui a renvoyés, différents mémoires et pièces sur cet objet. Il en est également parvenu de la ville de Morlaix ! Ces pièces sont accompagnées de l’état nominatif des Acadiens résidant à Cherbourg, qui les porte à 23, et d’un autre de Morlaix, qui élève à 70 environ le nombre de ceux qui y habitent.

C’est d’après ces pièces et différents renseignements pris à cet égard, que nous vous demandons de réparer de longues injustices, en rétablissant en faveur des Acadiens les secours dont ils ont précédemment joui.

Nous vous proposerons de les leur accorder à commencer du Ier janvier 1790 ; leurs réclamations étant parvenues vers le milieu de cette même année, et les détails immenses dont le comité, et surtout l’Assemblée, sont chargés, ayant empêché qu’on ne pût les faire valoir à cette tribune avant cet instant, il nous a semblé que les Acadiens n’en devaient pas souffrir.

Nous avons cru devoir en même temps présenter, par l’article 4 du projet de décret, les

dispositions nécessaires pour constater les droits de ceux des habitants qui prétendront au bienfait de la loi ; car nous avons bien, comme je l’ai annoncé, un état signé des ordonnateurs du port de Rochefort, et un double signé de M. de La Luzerne, des pensions assignées aux officiers civils et militaires, à leurs femmes et à leurs enfants ; mais les malheureux habitants étaient traités avec une telle indifférence, qu’on n’a pu en trouver un état nominatif dans les bureaux du contrôle, et que vraisemblablement il n’en existe que des états partiels dispersés dans les différents bureaux d’intendance des généralités où ils résident.

ISTous avons aussi pensé que, conformément aux principes que vous avez adoptés de faire payer toutes les pensions sur la même caisse, vous deviez décréter que les fonds versés chaque année dans la caisse de la marine pour payer les pensions des officiers civils et militaires canadiens, et à leurs familles, resteraient désormais au Trésor public qui serait chargé d’en faire l’emploi. Par un dernier article nous vous

proposons qu’aucun de ces secours ne pourra être recréé à l’avenir en faveur de qui que ce soit; car il faut savoir mettre de justes bornes aux libéralités nationales pour ne pas retomber dans les anciens abus.

Enfin, nous finirons par vous observer qu’en rendant aux Acadiens ce qu’il leur est dû, vous grèverez peu le Trésor, et vous n’ordonnerez point une nouvelle dépense. J’ai déjà dit que les fonds étaient faits au département de la marine pour les officiers civils et militaires}. et j’ajoute qu’on vous a porté en dépense pour 1791, dans le tableau présenté par le comité des finances, une somme de 816,000 livres pour les secours accordés, tant aux Hollandais réfugiés qu’aux Acadiens. La dépense pour ceux de Morlaix et de Cherbourg ne s’élèvera pas à 11,000 livres, et nous avons tout lieu de penser qu’ils composent la majorité de ceux qui sont maintenant dans le royaume.

Tels sont les faits et les motifs sur lesquels se fonde le décret que je viens vous soumettre au nom du comité des pensions.

« L’Assemblée nationale, après avoir entendu le rapport du comité des pensions sur l’état où se trouvent les habitants de l’Acadie et du Canada, passés en France lors de la cession de ces pays aux Anglais, décrète ce qui suit :

Article Ier

» Les secours accordés aux officiers tant civils que militaires acadiens et canadiens, et à leurs familles, dont l’état nominatif est annexé au présent décret, continueront d’être- payés comme par le passé, par le Ttésor public, à l’effet de quoi le fonds de 50,000 livres fourni précédemment au département de la marine pour cet effet, cessera de lui être fait, à compter du 1e1' janvier

Article 2.

» La solde accordée aux habitants de ces mêmes contrées, qui sont passés en France à la paix de 1763, sera continuée à tous ceux qui en jouissent ou qui en ont joui, dans les proportions suivante ; savoir : 8 sols par jour aux sexagénaires, 6 sols par jour aux pères et mères de

famille et veuves, et 4 sols aux enfants et orphelins, jusqu’à l’âge de 20 ans seulement 3 ces secours commenceront à courir au premier janvier 1790, sauf à imputer à compte les sommes que chacun -d’eux aura reçues du Trésor public dans le courant de la dite année.

Article 3.

» Chacun des secours accordés par les deux précédents articles sera éteint à la mort de chacun de ceux qui les auront obtenus sans qu’ils puissent être recréés ou portés en augmentation en faveur de qui que ce soit.

Article 4.

» Les personnes qui prétendront avoir droit aux secours mentionnés dans l’article 2 du présent décret, se présenteront à la municipalité du lieu de leur résidence, qui en dressera l’état : cet état sera envoyé au directoire du district ; il en vérifiera les faits, et l’enverra ensuite au directoire du département, qui le fera passer à l’Assemblée nationale avec les observations qu’il jugera convenable. #

Ce décret est adopté.

L’état nominatif des secours, tant civils que militaires, accordés aux Acadiens et Canadiens, est annexé au décret du 21 février 179.1.

Signe des temps, l'île Royale, aujourd’hui Cap-Breton, avait perdu la lettre majuscule R. Cette île, imbibée de sang français, n’était plus connue par l’Assemblée nationale de France, que sous le nom d’ « île royale. »

officiers^d’épée

Boisseau de La Galernerie (Louise- Elizabeth), fille d’un capitaine de vaisseau, née le 2 décembre 1756,

à Rochefort . . .

Boisseau de la Galernerie (Sophie), sa £ sœur, le ier octobre 1759, à Saint-

Cyr . . .

Benoît (Anne), fille d’un capitaine des troupes de l’ile royale, le 22 septembre 1728, à Charente, à vie .

200 liv-

Benoît (Emélie- Jeanne), sa sœur, 4

novembre 1739, idem, à vie . 200 liv.

Benoît (Jeanne-Gervaise), sa sœur,

19 août 1744, idem, à vie . 200 “

Bourdon (Adélaide), fille d’un lieutenant des troupes de l’île royale, 27

octobre 1757, Rochefort, à vie . 200 “

Bourdon (Henriette-Magdeleine), sa

sœur, 12 juin 1767, idem , à vie . 200 '*

Bourdon (Gabriel - Pierre - Bonaventure), leur frère (volontaire), 29 décembre 1087, idem , jusqu’à 18 et 20 ans . 108 “

Chalmet (Marie-Anne), 3 mai 1754,

Blois, à vie . . . » . 150 “

Desfontaine (Angélique Le Neuf de la Vallière), épouse d’un capitaine réformé des troupes nationales, 19 septembre 1759, Taillebourg, à vie. 300 “

Duchambon (Marie - Anne) Roma, veuve d’un capitaine au régiment de Bourbonnais, 4 février 1736,

Fontenay-le-Comfe, à vie .

D’Ailleboust de Saint- Vilmé (Louise- Marguerite), fille d’un ancien officier du Canada, 14 novembre 1728,

Loches, à vie . . .

De Bonnavanture (Louise Denys) de La Ronde, veuve d’un lieutenant de roi, à Louisbourg, Rochefort, à

vie .

De Bonnavanture (Marie-Louise), sa

fille, 7 août 1758, idem , à vie .

De Saint-Ours, (Thérèse), fille d’un ancien officier du Canada, épouse du sieur Câtineau, Saintes, à vie...

De Saint-Ours son frère, sous-lieutenant au régiment de la Martinique, jusqu’à ce qu’il soit capitaine en second, suivant une décision du

ministre, jusqu’à 18 et 20 ans .

Denis de La Ronde, ancien officier du Canada, Paris, à vie .

Denis (Marie - Jeanne) d’Accaret, veuve d’un capitaine ci-devant major de l’île royale, épouse de M. de Pommeroy, 2r juin 1720, Saintes, à

vie . 200 liv.

Denis (Marie-Charlette), sa fille, 27

octobre 1750, Rochelle, à vie . 800 “

Dangeac de Merville (Marie-Marguerite), 19 août 1752, Rochefort, à vie. 300 “

Dangeac de Merville (Geneniève-Antoinette}, sa sœur, 26 octobre 1756,

Saint-J ean-d’Angély, à vie. . 300 “

D’Entremont (Marguerite), fille d’un officier servant à l’Acadie, 5 novembre 1724, Fontenay-le Comte, à vie . . . 250 “

Dupont du Chambon de Mézillac (Henriette), 15 mai 1763, Paris, à

vie . 200 “

Dupont du Chambon de Mézillac (Marguerite-Félicité-Honorine), sa sœur, 27 février 1772, Saint-Jeand’Angély, à vie.

Dupont du Chambon de Mézillac (Anne • Eléonore - Charlotte), sa

sœur, 2 mai 1776, idem , à vie .

Dupont du Chambon de Mézillac (Marie - Adélaïde - Sophie), autre

sœur, idem, à vie .

Dupont du Chambon de Mézillac (François), leur frère, 15 juillet 1768, sous-lieutenant au régiment du Boulonnais, doit jouir jusqu’à ce qu’il soit capitaine en second,

jusqu’à 18 et 20 ans .

Dupont du Chambon de Mézillac, autre frère, 30 novembre 1769, idem , doit jouir jusqu’à 18 ou 20

ans . . . . . . .

Decoux (Jeanne- Anne), fille d’un capitaine des troupes de 'Pile royale,

10 mai 1741, Exideuil, à vie .

Dubois Berthelot (Anne - Sartique), veuve d’un officier du Canada, 28

décembre 1734, Saintes, à vie .

Dubois-Berthelot (Marie), sa fille, 23

ans, idem , à vie .

200 liv.

Duchambon (Jeanne-Françoise), fille d’un capitaine des troupes de l’île royale, 7 mars 1751, Compiègne, à

vie .

De Gannes (Marie-Charlotte), fille d’un ancien major de l’île royale,

23 juin 1738, Loches, à vie .

De Gannes (Julie), sa sœur, belle-

sœur de M. de La Galernerie, 4

mars 1740, Rochefort, à vie .

De Gannes (Marie - Françoise) de Coigne, veuve d’un capitaine aidemajor du Canada, Loches, à vie...

De Gannes (Charlotte-Françoise), sa fille, 20 octobre 1755, idem, à vie.

D’Allard de Sainte - Marie (Anne- Françoise), fille d’un capitaine d’artillerie servant à Saint-Domingue,

24 avril 1741, Tonnât- Poutonne, à

vie . ..

D’Allard de Saite-Marie (Therèse- Françoise), sa sœur, 20 ans Tounat- Poutonne, à vie . . .

400 liv.

$OQ

D’Allard de Sainte-Marie, autre sœur,

idem , à vie .

De Chauvelin (Marie-Joseph), Chassin de Thierry, veuve d’un capitaine du régiment de Bourgogne, le 9 décembre 1737, Poitiers, à vie.

De Chauvelin (Marie-Julie), sa fille, 10 janvier 1759, Saint-Cyr, àvie... De Vildonné (Louise - Marguerite- Charlotte), fille d’un capitaine réformé des troupes de l’île royale,

août 1751, Orléans, àvie .

De Saint-Rigne (Louise-Marie-Charlotte) de Lopinot, veuve d’un major des troupes de l’île royale, 24 septembre 1735, Bordeaux, à vie .

De Saint-Rigne (Marie-Marguerite,

sa fille, 19 août 1759, idem .

D’Estimauville (Louise - Marguerite- Charlotte), fille d’un capitaine réformé des troupes de l’île royale, 4 septembre 1751, Palaiseau près Paris, à vie . .

250 liv.

ÔOO “

D’Estimauville (Louise), sa sœur, 28

juin 1752, idem, à vie .

D’Ailleboust de Cery (Marie-Madeleine), fille d’un capitaine des troupes de Louisbourg, Tours, à vie...

Dupain de Bellugard (Marguerite- Antoinette), fille d’un commissaire d’artillerie en Canada, 29 mai 1729,

Sain t- Jean- d’Angély, à vie .

De Cailly (Marie-Anne), fille d’un lieutenant-colonel du régiment de Karrer, 29 mai 1736, idem , à vie...

D’Ailleboust (Françoise - Charlotte), fille d’un lieutenant . de vaisseau péri sur la Bdionnaise 23 février

1765, Saint- Aignan, à vie .

D’Ailleboust, son frère, lieutenant dans les troupes de Cayenne, repassé en France pour cause de démence, à vie . .

De Saint-Vincent (Thérèse-Achille), fille d’un capitaine des troupes du Canada, 15 janvier 1724, la Rochelle, à vie .

De Coigne (Louise), fille d’un lieutenant de roi à Saint-Marc, mariée à M. Moreau, 24 novembre 1766,

Saint-Domingue, à vie . 250 liv.

De Coigne (Catherine-Rosalie), sa

sœur, 7 novembre 177 i,idem, à vie. 250 “ Dupont du Chambon, ondoyé, fils d’un capitaine au régiment du Foix, sous - lieutenant au régiment de Cambrésis, doit jouir jusqu’à ce qu’il soit capitaine en second, jus- ,

qu’à 18 et 20 ans . . 200 “

Dupont du Chambon (Louis), son frère, sous-lieutenant en second au régiment de Touraine, doit jouir, idem , jusqu’à 18 et 20 ans . 200 “

Dupont du Chambon, ondoyé, son frère, sous-lieutenant au régiment d’Angoumois, doit jouir, idem , jusqu’à 18 et 20 ans . 200

De Coigne (Louise - Carlier) veuve d’un officier servant au Canada,

20 août 1716, la Rochelle, à vie... 200

D’Ugues (Marguerite-Madeleine de Noyelle), veuve d’un capitaine du Canada, remariée à M. de Soupas,

Loches, à vie .

De Maccarty (Marie-Angélique), fille d’un capitaine de vaisseau, 26 avril 1740, Saint-Jean-d’Angély, à vie...

De Maccarty (Thérèse-Charlotte), sa

sœur, 19 juin 1750, idem, à vie .

De Noyelle (Marguerite-Charlotte), fille d’un capitaine de troupes mort à Corée, mariée à M. Dufresnoy,

22 juillet 1745, Loches, à vie .

De Noyelle (Jeanne-Magdeleine), sa sœur, 15 janvier 1755, Saint-Domingue, à vie . . . .

De Verteuil (Marie-Joseph Dupont Duvivier), épouse d’un capitaine des troupes de l’île royale, 16 septembre 1737, Ile-Dieu, à vie .

De Verteuil (Victoire), sa fille, 18 février 1756, Rochéfort, à vie .

De Verteuil (Anne-Joseph, sa sœur, 3 août 1758, Ile-Dieu, à vie .

300 liv.

De Verteuil (Louise), autre sœur, 27

décembre 1763, idem , à vie . 200 liv.

De Verteuil (Marie-Victoire-Adélaïde), autre sœur, 24 mars 1767,

Rochelle, à vie . . . 200

De Verteuil (Mathieu), leur frère, 22

avril 1765, ^sous-lieutenant au régiment de Languedoc, doit jouir jusqu’à ce qu’il soit fait capitaine en second, jusqu’à 18 et 20 ans . 200 “

De Verteuil (Jacques - François), idem , 24 août 1766, élève de la pre-, mière classe, jouira jusqu’à ce qu’il soit lieutenant de vaisseau, jusqu’à

18 et 20 ans. . . 200 “

De Verteuil (Michel), autre frère, 25 septembre 1773, Ile-Dieu, jusqu’à

18 et 20 ans . . . 108 “

De Gourville (Anne), fille d’un capiraine de l’île royale, et épouse du Sieur de Fonremy, 3 février 1744,

Poissy, à vie . . 200 “

De Bailleul (François Odel de Pie), fils d’un ancien chevalier Saint-

Louis, jusqu’à ce qu’il soit placé,

jusqu’à 18 et 20 ans .

D’Aine (Françoise), veuve du Sieur

Majesse, Blois, à vie .

Damour (Marie-Rose), veuve Rassi-

cot, Nantes, à vie .

De Sainte-Hélène Vincelette, Paris, à vie .

De Ligneries (Marie-Thérèse Marchand), fille d’un capitaine des troupes de l’île royale, 21 février

1750, Loches, à vie . . .

De la Morandière, fils d’un capitaine du régiment du Cap, sous-lieutenant, doit jouir jusqu’à ce qu’il soit capitaine en second, jusqu’à 18 et 20 ans . . .

De l’Espérance, fille du baron du nom,

à vie . . .

De l’Espérance, sa sœur, à vie .

De Salignac, de Fénelon, (fils du Sieur), à vie .

De Salignac de Fénelon, idem, à vie...

300 liv.

te

IOO

IOO

Eury de la Pérille (Charlotte-Marguerite), fille d’un capitaine au dépôt des recrues des colonies, 20 janvier

1769, Martinique, à vie .

200 liv.

Eury de la Pérille (Marie-Adélaïde),

sa sœur, 9 février 1767, idem, à vie.

Eury de la Pérille (Joséphine), autre

sœur, 9 février 1767, idem, à vie...

Le Paupet de la Boularderie (Eléonore-Jeanne), veuve d’un ancien capitaine des troupes de l’île royale,

5 octobre 1733, Tours, à vie .

Le Coudre de Bourville (Marie- Angélique-Françoise), fille d’un ancien lieutenant du roi, idem, 1 5 juillet 1731, Saint-Germain-en-Laye, à

vie .

Le Coudre de Bourville (Anne-Marguerite), sa sœur, le 19 août 1751, idem , à vie .

Le Neuf de la Yallière (Marguerite), fille d’un major des troupes de l’île royale, 15 juillet 1715, Rochelle, à

vie . . .

Le Neufde Bosneuf (Elizabeth), fille d’un chevalier de Saint Louis, cidevant capitaine des troupes de Cayenne, 15 février 1769, Roche-

fort, à vie .

Le Neuf de Beaubassin, fille d’un capitaine des troupes de Cayenne,

à Lorient, à vie .

Le Neuf de Beaubassin, sa sœur,

idem, à vie .

Le Neuf de Beaubassin (Jacques- Philippe), son frère, 26 novembre

1776, Bordeaux, à vie .

Le Neuf de Beaubassin (Joseph-Marie), son frère, 1777, idem , à vie.... M

Mézières de l’Espervanche (Louise- Françoise), fille d’un ancien officier du Canada, née en 1763, Château- Gonthier, à vie .

Potier de Pommeroy (Marie-Anne- Julie), fille d’un capitaine des troupes nationales de Cayenne, 20 février 1770, à vie . 200 liv-

Potier de Pommeroy (Jean-Baptiste), son père, 8 septembre 1766, jusqu’à ce qu’il soit capitaine en se-

. cond, jusqu’à 18 et 20 ans . 208 “

Potier de Pommeroy (Louis-Réné), autre frère, 8 juin 1767, idem , jusqu’à 18 et 20 ans . 208 “

Poulain de Courval, (Louis), fils d’un ancien lieutenant de vaisseau,

6 mai 1769, sous-lieutenant au régiment de la Martinique, Charente, jusqu’à 18 et 20 ans . . . 108 “

Rousseau de Villejoint (Adélaïde), fille d’un major à la Désirade, 16 novembre 1764, Rochefort, à vie.. 400

Rambeau de Baralon (Marie-Catherine du Sablé), épouse d’un capitaine ci-devant des troupes du Canada, née en 1742, Poitiers, à

vie . 600 liv.

Rochat de (Françoise), veuve d’un ancien aide-major de plaee, Roche-

fort, à vie . 400 “

Rodrigue (Olive - Antoinette) Bordeaux, à vie . 150 “

Varielle de la Bregeonnière (Marie- Françoise), fille d’un capitaine réformé des troupes nationales, 2

janvier 1765, Poitiers, à vie .

Varielle de la Bregeonnière (Marie-

Josèphe, sa sœur, idem, à vie .

Varielle de la Bregeonnière (Magdeleine (autre sœur, idem, à vie .

Page 1