‹ En Sahara à travers le pays des Maures nomadesChapitre 39 sur 57 · Traduction Damnas · texte numérisé non relu

Traduction Damnas

2. Les funérailles, dans le DéscrI, se célèbrent de la manière suivante :

On étend le corps sous la tente. Les femmes pleurent, crient, hurlent ; les hommes, rangés en cercle, psalmodient les sourates du Coran. Ces prières achevées, on roule le mort dans ses vêtements, on l'attache sur un chameau, et le convoi se dirige vers la fosse. Nouvelles prières. Le corps est placé la tête tournée du côté de l'Orient. On le recouvre de terre. On dresse une pierre sans inscription. La cérémonie est terminée.

Nt'en-Daten, Lbatha, Najiye, Guett, Tamguit, Daman, nombreux villages habités par les Barekallah'.

Marche rapide. Mais la retraile devient de plus en plus pénible : sans eau, sans vivres. A j^eine, de temps en temps, un agneau, une chèvre, que nous achetons avecles dernières feuilles de notre dernier sac de tabac.

Et puis... et puis... comment dire cela?... A force de coucher sous la tente, ayant pour voisins des gens dont le moindre souci est d'observer les lois sacrées sur les ablutions ; à force de dormir toujours roulés dans la même couverture sale, striée de poils de chameau, des hôtes fort gênants nous sont venus... Vous savez, de ces hôtes dont l'existence enfin menacée par M. Vicat, a fait ranger ce grand homme parmi les bienfaiteurs de l'humanité ?

Benoît Labre en eût béni le Ciel ; nous pas.

C'est que si le jour ces affreux petits animaux se tiennent cois, comme ils savent se rattraper la nuit ! . . . Quelles luttes ! quelle

Jeune guerrier Barek'Allah.

Page 1