IV PREFACE
qui trouble, agite ou corrompe les âmes : ni valses ni violons ; pas même uno. Jlirtation américaine ni une coquetterie française. La femme que M. Haie a mise au centre de son histoire, Félicie Valdo, est une toute jeune fille, charmante et angélique, qui n*a d^autre amant que le Mont-Blanc, à qui elle envoie tous ses baisers, et deux brins de duvet qu'elle confie au vent d'ouest, qui les porte pour elle au mont sublime.
C'est pour cette raison, et pour louer hautement le livre de M. Haie, qu'on a mis en tête de cette préface la pensée de La Bruyère, que nous devrions nous rappeler toutes les fois que nous ouvrons un livre nouveau, et surtout avant de recommander une œuvre littéraire quelconque à nos amis ou au public. En Son Nom élève l'esprit et inspire des sentiments nobles et courageux. On ne cesse de l'éprouver pendant la lecture du livre, et l'on sent bien que l'écrivain américain a fait sien cet article de foi de son héros, que tous les actes de notre vie doivent être faits En Son Nom y et pour le bien de nos frères.
Mais M. Haie est aussi créateur et poète, et