‹ En suivant les goélandsChapitre 1 sur 31 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

Dostoïevski : JOURNAL D'UN ÉCRIVAIN

en collaboration avec J.-W. Bienstock.

Sous presse

HISTOIRES EXOTIQUES (Nouvelles.) NISÉIS (Poème dialogué.)

En préparation : LE FLÉAU DE DIEU ( Roman).

A mon fraternel Ami

Jean ROYÈRE

^ui me repêcha un nombre incroyable de fois

quand je faisais mon petit goéland

sous des vagues d'Océans assez féroces,

je dédie avec gratitude

ces pâles récits de voyages sans importance,

GOELANDS

Pâles, les goélands sur le ciel de soie bleue, Semblent une vaine broderie chinoise ; — A peine un accent qui blanchoie Sur la luisance trop langoureuse.

Us sont d'argent bruni dans les vallons des vagues.

Sous la poudre diamantce des écumes,

De nacre rose en la tristesse des lagunes, —

En l'or vert des longs soirs d'été, près des rivages ;

De perle où flottent les mousselines de l'air, Sous les blancs îlots d'arbres moutonneux du ciel Qui dérivent tout doucement dans la lumière Comme au fil d'un courant de sommeil.

De béryl sombre sur les suaves splendeurs Des aurores, ces floraisons fluides ; — De vieil or aux sources bleues durement limpides Des torrides midis endormeurs ;

D'améthyste verdie sur les cuivres sanglants Du lac fou des tragiques splendeurs vespérales. D'acier noir dans le crépuscule évanescent Où perce la mélancolie astrale ;

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