‹ En suivant les goélandsChapitre 2 sur 31 · GOÉLANDS I · texte numérisé non relu

GOÉLANDS I

lis effleurent d'immatériels Océans, peu connus de la science humaine, Planent en un ciel où sans avoir besoin d'ailes Planent des âmes plus lointaines.

En des fraîcheurs d'éternel matin cristallin, Doux comme un pur soir d'extase silencieuse Après un jour de neuve espérance amoureuse. En des zones de mélodie câline

Où l'Indicible des lointains rêves berceurs Oubliés, perdus aux brumes de l'impossible. Revit plus réel que le tangible ; Où les regrets se muent en aube de bonheur.

Mais ils sont châtiés de leurs désirs trop vastes Ayant forcé les seuils d'azur avant « les Temps » ; Leur voix qui tente de traduire leurs extases

Se perd lugubre et grêle, dans l'espace ; Et ces cueilleurs de rayons fulgurants, Trouveront-ils, un jour, la vergue du navire Calme et filant, d'un blanc de vaporeux névé, Qui portera, par un ciel clair plein de sourires, Leurs repos las vers les beaux horizons rêvés ?

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HENRI-EDMOND CROSS l5 B.

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