‹ En suivant les goélandsChapitre 21 sur 31 · PECHEURS · texte numérisé non relu

PECHEURS

Pour Francis Vielé-Qriffin.

IJ est de tristes goélands

Qui virent bien i-arement le sourire

Doux et bleu du ciel, reflété par l'Océan :

Pour eux, presque jamais ne s'écrivirent

De longs poèmes en les écumes des flots

Qui font des lettres si belles et si fleuries ;

Leurs ailes ne furent pas de vraies ailes, —

Mais de pauvres petites choses imaginaires.

Planant par le regard sur des jardins réels,

D'infimes jardins où la maigre terre

Donne quelques fleurettes mangées par les ronces,-

Ou sur des ruelles qui s'enfoncent

Entre les murs nocturnes des maisons.

Ils volèrent en esprit vers la ligne bleue

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