‹ En suivant les goélandsChapitre 6 sur 31 · COLLÈGE · texte numérisé non relu

COLLÈGE

Ah ! voiles fuyant dans la bruine solaire, Voiles blondes et voiles rousses, Voiles blanches comme un clair mirage marin î Ah! flotter, voguer vite, nuage dans l'air, Oublieux des murs dont l'ombre verse la crainte ; Etre ici, là, sur des flots de ciel inconnus!

Et le « nouveau » retombe en le brun crépuscule

De la cour pleine d'inconscients prisonniers

Qui se harcèlent et se bousculent, —

Sous les arbres moisis plantés dans les graviers

Du sol verdi que nul rayon perdu ne dore, —

Ces arbres nés et grandis prisonniers

Que ne rosa jamais tout entiers une aurore!

UN GOELAND PARLE

Sur les navires, gros oiseaux lourds et si lents, Dont les ailes monstrueuses bougent à peine, L'énorme insecte humain, parasite insolent. Pense guider la basse envolée incertaine ;

Les «hommes», lorsque nous passons, moirés et blancs. Sous nos ailes de perle grise et bleuissante. Jalousent notre essor qui flèche les nuées, Et nous porte, des froides côtes embrumées. Si vite, vers les flaves grèves bruissantes D'un fluctueux frisselis de cocotiers verts;

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