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. Odessa, Moscou, et Kazan. Il a ajouté que cette m-
(M. Dumaine, Ambassadeur de France à Vienne, à M, Bienvenu- Martin.) Vienne, le 28 juillet, 1914, Le Comte Beichtold vient de déclarer à sir M. que toute intervention te:
entre l’Autric!
de Bunsen ndant à ia reprise de la discussion ‘et la Serbie, sur la base de la réponse serbe,
sc-ait inutile, et d'ailleurs trop tardive, ln guerre ayant été officiellement déclarée à midi.
L2 DuMaixe, — Documents diplomatiques.
(M. Ronssin, Consul général de France à Francfort, à M. Bienvenu. Martin.)
Francfort, le 29 juillet, 1914.
Je vous signale d'importants mouvements de troupes hier et cette nuit. Ce matin, plusieurs régiments sont arrivés en tenue de campagne notamment par les routes de Darmstadt, Cassel et Mayence, qui sont replies de militaires. Les ponts et chemins de fer sont gardés sous prétexte de
préparer les manœuvres d'automne,
Ronssix, — Documents diplomatiques,
(M. Barrère, Ambassadeur de France À Rome, à M. Bienvenu-Martin.)
Rome, le 29 juillet, 1914, Le Ministre des Affaires étrangères à été informé officiellement par l'Ambassadeur de Russie que son Gouvernement, à la suite de la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie et des mesures de mobilisation prises d'ores et déjà par l'Autriche, avait donné l’ordre de mobiliser dans les districts de Kiev,
"n'avait
pas un caractère agressif contre l'Allemagne et que l'Ambassadeur de Russie à Vienne n'avait pas été rappelé,
Bannène,
— Documents diplomatiques,
(M. Paléologue, Ambassadeur de France à Saint.Pétersbourg, à M.
Bienvenu-Martin.) Saint-Pétersbourg, le 29 juillet, 1914,
L'Ambassadeur d'Allemagne est venu déclarer à M. Sazonoff que si la Russie n'arrête pas ses préparatifs militaires, l'armée allemar (le recevra l'ordre de mobiliser,
M. Sazonoff a répondu que les préparatifs russes sont motivés : d'un côté, par l'intransigeance obstinée de l'Autriche ;
d'autre part, par le fait que huit corps austro-hongrois sont déjà mobilisés,
Le ton sur lequel le Comte de Pourtalès s’est acquitté de la ! notification a décidé le Gouvernemert russe, cette nuit même, à ordonner la mobilisation des treize corps destinés à opérer l contre l'Autriche, à
PaLÉoLOoGt — Documents diplomatiques,
LA GUERRE L'Autriche à déclaré la guerre à la Serbie, Une partie de | l'armé> autrichienne doit avoir passé le Danube et la Save. * Belgrade, toute proche de la frontière, peut être occupée à l'heure où le Hatin varaît,
L'armée serbe, on le sait, ne pouvant défendre l4 capitale, s'est concentrée en arrière,
Maintenant que le confit a éclaté, peut-on le limiter, le “localiser,” comme disent les diplemates ?
Il est encore permis de l’espérer, parce que l’Angleterre, la France, l'Italie s’y efforcent, parce que l’Allemagne, bien qu’elle ait repoussé la proposition de sir Edward Grey, semble
Ambassa-
ARRÈRE, natiques,
urg, à M.
t, 1914, Sazonoff +, l’armée
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vouloir limite l'opération autrichienne à une « démonstration militaire,” et surtout Parce que la Russie té
moigne en ces circonstances périlleuses d'un culme absolu,
En tout cas, si les hostilités sont commen l'Autriche et la Serbie, les pour} chancelleries européennes,
‘és entre "arlers continuent entre les
L'Attitude de la France Dans les heures graves, Je
»# grandes nations ne prouvent leur force que par leur calme, \
A quelques manifestants près, la France est calme, La foule même, qui attend sur Je boulevard, devant le Matin, l'aflichage des dépêches, se contente de les lire, de les commenter et de passer,
On nous épargne ces Campagnes de fausses nouvelles qui énervent une opinion publique et peuvent, à une heure donnée, entraîner les gouvernements mêmes,
La France ne doit pas av
oir et n'aura pas un geste qui puisse paraître une menace pour la paix. Elle
concert avec l'Angleterre à empêcher la cat menace l’Europe et la civilisation, atteindre ce but, il faut qu'en ce momen de nerfs. Elle n’en a ra pas,
travaille d'; astrophe Gi Elle sait que pour telle n'ait même pas Les mouvements de troupes qui se produisent en Allemagne, elle ne s’en étonne ni ne s'en inquiète, que dans une heure précautions,
Il est trop naturel de crise tous les peuples prennent leurs
Nous avons lu dans les journrux alle francaise prenait un ton découragé.
entendent mal notre langue,
mands que la presse Pardonnons-leur, car ils
“C'est là un aveu de l'impuissance inilitaire de la France
qui prendrait un autre ton si elle se sentait archiprôte,” écrit la Deutsche Tagesseitung,
Les journaux allemands se trompent. La France est prête,
Les groupes les plus opposés, y compris les socialistes, sont représentés dans cette sous-commission.
Qu'on n’attende done de ce pays ni violence ni faiblesse, Tous les partis sont unanimes pour tenter de limiter ce que le groupe socialiste unifié du Parlement a appelé kier une ‘‘entreprise de violences sans précédent et qui fera un jour retourner contre le germanisme impérialiste l'abus qu'il fait
de la force brutale.” —Le Matin, 29 juillet, 1914.
(M. René Viviani, Président du Conseil, Ministre des Affaires étran-
gères, aux Ambassadeurs de France à Saint- Pétersbourg et à Londres.) Paris, le 30 juillet, 1914.
M. Iswolski est venu :. te nuit me dire que l'Ambassadeur d'Allemagne à notifié : M. Sazonoff la décision de son Gouvernément de mobiliser ses forces armées, si la Russie ne cesse pas ses préparatifs.
Le Ministre des Affaires étrangères du Tsar fait remarquer que ces préparatifs n’ont été commencés qu'à la suite de la mobilisation par l'Autriche de huit corps d'armée et du refus de cette puissance de régler pacifiquement son différend avec la Serbie, M. Sazonoff déclare que, dans ces conditions, la Russie ne peut que hâter ses armements et envisager l’imminence de la guerre, qu’elle compte sur le secours d’alliée de la France et qu'elle considère comme désirable que l'Angleterre se joigne sans perdre de temps à la Russie et à la France.
La France est résolue à remplir toutes les obligations de l'alliance. .
RENÉ VIvIAxL.
— Documents diplomatiques.
En +
EN TEMPS DE GUERRE 11 prête. XIII LA GUERRE A COMMENCÉ 5, Sont ï L’Autriche à passé outre. Elle a attendu quarante-huit heures, puis, écartant les tentatives de médiation de l’Angleblesse. : k , terre et les demandes de sursis de la Russie, elle à déclaré que le : — formellement la Suérre aux Serbes. Elle a fait précéder son re entrée en campagne d’un nouveau mémorandum aux Puissances, : rs où elle récapitule divers crimes dont elle accuse divers Serbes, Does 1 L'empereur a signé un bel appel à son armée et À ses peuples, 1914. * Puis ses troupes ont passé Ja frontière et l'abattage va fonctionner.
Pourquoi ce retard de deux jours, après l'expiration du délai étran- fixé par lultimatum, alors que l'heure avait été si bien choisie Le) et qu'une rapidité foudroyante devait contribuer au succès PRE de l'opération? Il esë probable qu'avant de dire le mot deur irréparable, l'Autriche tenait à se mettre complètement d'accord 8 son
1 avec Allemagne, dont l'empereur venait de rentrer, Il est Russie à probable aussi qu’elle a voulu se faire une opinion sur les * intentions vraies de la Russie, Et nous croyons que si hier,
rquer la déclaration de guerre à été lancée, bien que la Serbie se fût de la courbée devant les humiliantes exigences du grand Empire, refus c’est qu'on a acquis à Vienne la confiance que le gouvernement l'avec du Tsar, après quelques démonstrations verbales, laissera ns, la écraser sa petite cliente en gardant l'arme au pied. 11 paraît immi- * impossible, qu'après avoir obtenu toutes les satisfactions de la qu'elle prétendait désirer, l’Autriche se précipite, et avec elle eterre l’Europe entière, dans une &uerre générale, Elle compte châtier dans un coin la Serbie dont l'indépendance l'inquiétait. ns de En même temps, Ja Triple Alliance aura une fois de plus
imposé sa volonté et déchiré, comme toiles d'araignées, les objections qu’on Y opposait. Sa Âraftprobe aura complètement ve réussi,
ues. —Journal de Genève, 30 juillet, 1914.
(M. Jules Cambon, Ambassadeur de France à Berlin, à M. René
Viviani, Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères.) Berlin, le 1 août, 1914.
On distribue dans les rues de Berlin des éditions spéciales des journaux, annonçant que la mobilisation générale de l’armée et de la flotte est ordonnée et que. le 1* jour de mobilisation est le dimanche 2 août.
JurEs CAMBox.
— Documents diplomatiques.
(M. René Viviani, à MM. les Représentants de la France à l'étranger.) Paris, le 2 août, 1914.
L'Ambassadeur de Russie me fait connaître que l’Allemagne vient de déclarer la guerre à la Russie, malgré les négociations en cours et au moment où l’Autriche-Hongrie acceptait de discuter avec les Puissances le fond même de son conflit avec
la Serbie.
RENÉ VIvIANI.
— Documents diplomatiques.
(M. René Viviani, à MM. les Ambassadeurs de France à Londres,
Saint-Pétersbourg, Berlin, Vienne, Rome, Madrid, Constantinople.) Paris, le 2 août, 1914.
Le territoire français a été violé ce matin par les troupes allemandes à Cirey et près de Longwy. Elles marchent sur le fort qui porte ce dernier nom, D'autre part, le poste douanier de Delle à été assailli par une double fusillade. Enfin les troupes allemandes ont violé ce matin aussi le territoire neutre du Luxembourg.
Vous utiliserez ces renseignements sans retard pour faire constater comment le Gouvernement allemand se livre contre
la France à des actes de guerre sans provocation de notre part
nger.) agne tions t de avec