LA VENTE DU LAIT ÉCRÉMÉ À PARIS
De tous les problèmes soulevés Par la question de la vie chère, l'alimentation de Paris en lait est un des plus graves et des plus Pressants. Il est particulièrement difficile & résoudre,
de ce fait que les grandes beurreries ou fromngeries, sollicitées par l'élévation des prix qu'atteignent aujourd'hui les beurres et les fromages, tendent à développer plutôt qu'à restreindre leur fabrication.
Li Compagnie d'Orléans, ! que la question de l’approvisionnement de Paris en lait préoccupe depuis longtemps, a pensé qu'on pourroit peut-être trouver un remède partiel et efficace en introduisant dans l'alimentation humsine le lait écrémé restant après la fabrication du beurre et du fromage et qui pourrait être cédé à très bas prix par les beurreries et les fromageries.
La Compagnie à d’ailleurs fait dans ce sens une communication à l’Acudémie d'agriculture, et la solution qu’elle propose y a été hautement approuvée par . Moussu, le distingué professeur à l'Ecole vétérinaire d’Alfort sous la réserve de ne pas utiliser le Init écrémé pour les enfants en bas âge, et par M. Chauveau, membre de l’Académie des Sciences, qui a insisté sur la baute valeur nutritive de lu cascine restant dans le lait écrémé.
Enfin, le 7 mars, saisi de la question, le Comité consultatif permanent de l'agriculture a émis l'avis d'autoriser la mise en vente de ce produit, après pasteurisation, en le livrant dans des récipients spéciaux portant en caractères apparents : “Lait écrémé (à ne pas donner aux nourrissons).
La route étant ainsi ouverte pour l'introduction dans l'alimentation humaine de ce produit noürrissant, sain et bon marché, il appartient maintenant à nos grandes Sociétés laitières, aux coopératives de consommation, aux grands économats, aux industriels, aux coopératives produisant le beurre et le fromage de poursuivre l'effort ainsi commencé.
—Journul des Débats, 28 mars, 1916.
‘Compagnie d'Orléans, compagnie de chemin de fer,