‹ En tribuChapitre 157 sur 161 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Nous avons promené au Maroc la curiosité de l'érudit et la réflexion du penseur dans la plaine et dans la montagne, dans la lande et dans les jardins, sur les plateaux secs et dans les campagnes grasses. Nous avons tâché à dire la grandeur de cette nature souvent encore vierge du travail humain, et le bonheur qu'éprouve le civilisé à s'y détendre et à y goûter l'indépendance qu'il a perdue chez lui.

Pourtant ce sol sera défoncé ; les routes blanches sillonneront les campagnes, les landes seront défrichées, les bosquets charmants feront place îi des vergers bien comptantes. Ce serait une puérilité de s'attrister sur cette évolution : ceci doit tuer cela. Les forces obscures ^qui organisent la collectivité sociale nous entraînent invinciblement.

Mais il dépend en f[uelquc mesure de Thomme de limiter ou au moins de retarder sa dévastation de la nature. L'Algérie a donné l'exemple en constituant des réserves domaniales destinées à rester vierges de toute culture. Dès maintenant une telle mesure s'impose au Maroc ; car elle ne peut

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