AVANT-PROPOS
Le public et la presse ont accueilli d'une manière si bienveillante la relation de mon excur sion dans les « Montagnes Rocheuses » que je me décide à publier la première partie de ce voyage. Depuis M. de Tocqueville , dont je m'honore d'être le parent et de ne pas partager les idées, bien des gens ont écrit sur l'Amérique. Les uns en dénigraient les institutions; les autres, en bien plus grand nombre, les exaltaient et prêchaient leur adoption.
Quand j'y suis allé à mon tour, je me trouvais dans une situation d'esprit particulière. J'ai une trèsvive sympathie pour certains côtés du caractère des Américains. J'ai beaucoup vécu avec eux, en France et ailleurs : j'ai beaucoup lu leurs livres. Si donc, en arrivant chez eux, je ne connaissais pas le pays,