‹ En voyage: poésies. Récits et souvenirsChapitre 48 sur 65 · LE VILLAGE · texte numérisé non relu

LE VILLAGE

Mais le calme est si grand, mais la paix si profonde.

On croit si bien qu'ici cessent les bruits da monde,

Et que nul des soucis, nulle des passions

Qui sont le lourd impôt de nos ambitions.

Ne doit ici troubler, dans son divin mystère,

L'entretien familier de Tbomme et de la terre.

Que, malgré le mécompte et le réveil certain,

Je n'ai jamais pu voir un village lointain.

Près des forêts, au flanc d'un mont, au bord d'un fleuve,

Sans rêver d'y renaître avec une âme neuve.

Sans dire : « Le pays qu'il me faut, l'borizon

Qui me plaît, les voilà! — j'y voudrais ma maison! »

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