TREVES. — COLOGNE
Repartis pour Juliers. Arrivés à Juliers à 7 h. Pluie. Kermesse. Beau pan de mur de la renaissance, brique et grès rouge.
iç août. — Vu Verviers. Zéro. — Revu en sortant de Verviers le marmot de cinq ans fumant une grande pipe que j'avais constaté il y a vingt-deux ans.
Partis de Verviers à midi pour Stavelot. — Beaux lointains. — Superbe village.
20 août. — Partis de Stavelot à 11 h. 1/2. Arrivés à Laroche à 7 h. du s.
Laroche. — Ruines du château.
11 août. — Arrivés à Dinant, hôtel des Postes, à 6 h. du soir.
Etant content de Baptiste, je lui donne 50 fr. de pour boire au lieu des 30 convenus.
Il est convenu que le maître de l'Hôtel des Postes me loue une voiture à soufflet à quatre roues et à un cheval (pour le voyage de Bouillon et Luxembourg) à raison de 18 fr. par jour, tous frais compris.
16 août. — Partis d'Arlon pour La Rochette à midi. Vu le château. Le château est merveilleux. Il y a un puits extraordinaire.
50 août. — Bouillon. Vu le château, à moitié taillé dans le roc. — Les cachots — l'oubliette — les deux niches — chaises taillées dans le roc. —
Le puits 187 pieds de profondeur. — Effet prodigieux d'une pierre qui tombe. Un caillou produit le tonnerre.
^ septembre. — Voiliers, Vu les cachots de l'abbaye sur la Dylej la boîte de pierre à mettre les hommes n'y est plus. Les débris des dalles plates encombrent l'angle à gauche du 4'' cachot où elle était. M. Dumont, questionné par moi, me dit que des ouvriers {}) inconnus ont brisé cette chose au mois de mars dernier. Ne serait-ce pas plutôt au mois de juin? La chose était dénoncée dans les Misérables. Il était bon de la faire disparaître.
j/ août. — Partis pour Douvres à 7 h. 1/2 du matin.
Château de Douvres.
La falaise anglaise, vue à une lieue en mer, ressemble à un drap blanc étendu sur une corde. Cette falaise fait des plis de linge.
iç août. — Dînant. Nous ne commencerons le voyage que demain avec la voiture et Baptiste. Aujourd'hui nous faisons une promenade à Poilvache et à Montaigle. — Partis à i h. 1/2 pour Montaigle. Traversé Cœurcœur. A 3 heures à Montaigle. Pluie battante. Admirable ruine. Puits avec un écho extraordinaire, net et précis comme la voix; cet écho rit. C'est comique et sinistre. Je lui ai crié : Y a-t-il là quelqu'un. -^ — Quelqu'un, a répondu l'écho. — C'est inouï. — Oui.
Puis nous avons ri, et l'écho aussi.
21 août. — bouillon. Revu le château. — Dans la charpente de la salle d'armes, deux poutres éraflées par un boulet prussien de 1815.
Château de Bouillon.
25 août. — Mersch. Dans la salle de l'auberge où nous nous arrêtons vers 2 heures il y a cette affiche :