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beaux et nobles caractères parmi les amis les plus sincèrement dé.
voués des Métis français et de toute la population du Nord Ouest.
Le sentiment de la reconnaissance, en plaçant sous ma plume le uom d’un ami, me dit bien hautement que là ne doit pas se bor ner, ce qu'il m'inspire. Comme compensation an :egret que j'ai éprouvé, en écrivant les pages précédentes, je veux me donner la consolation, avant de finir, de mentionner la satisfaction et le bonheur que me cause l'attitude, prise par ceux qui nous ont défendus et aidés, quelque soit d’ailleurs le drapeau sous lequel ils marchent. Ce mouvement bienveillant en faveur de Manitoba a été plus géneral et plus ostensible dans la Province de Quebec : il ne s'est pourtant pas borné là, et nons avons recu d'ailleurs des marques non équivoques de la plus honorable sympathie. Merci dance à tous ceux qui nous ont fait du bien ou qui ont voulu nous en faire. Merci à la 16gislature de Québec d'avoir répondu à l'appel de lPhom. me de cœur qui après être venu mettre son remarquable talent au service de nos accusés politiques. a invité la Chambre à prendre sur la question du Nord-Ouest, une attitude qui nous aélé d'autant plus agréable qu’elle a été unanime.
Merci à toute la population, que cette Législatnre représente si noblement, d’avoir généreusement et fortement réclamé en notre faveur. Personne que je sache n’a été aulorisé à nous dire que des pétitions, couvertes de près de soixante mille signatures ont émpêché ‘ le ton sévère des Dépêches” mais 1l est évident que ces pétitions, ainsi que les efforts de la Presse ont singulièrement in. fluencè les déterminations, prises dernièrement Au milieu des regrets que Vous éprouvez et que j'éprouve avec vous. bien aimés compatriotes, il serait trop cruel de croire que vous n'avez rien gagné. Les vies de ceux, auxquels vous vous intéressez. sont sauves. Les poursuites vexatoires, inspirées par le caprice ou la haine vont cesser. Un pas important est fait vers une solution définitive. Un examen plus calme et un peu de courage permettront bientôt de finir ce qui est commencé et nos demandes obtiendront que les années de l’exil s’'abrègent. Espérons qu'il ne faudra pas cinq ans pour que la question damnistie passe définitivement et exclusivement dans le domaine de l’histoire.
Dans tout ce qui est légitime et généreux, le peuple Canadien trouve toujours son Clergé prêt à marcher à sa tête ou à l'appuyer dans ses efforts. Aussi nous ne saurions taire la reconnaissance que nous inspire le zèle, qui a été déployé en faveur de Manitoba, tant pour ce qui s’est fait ostensiblement que pour les prières nombreuses et ferventes, qui ont demandé au Ciel sa protection et sa miséricorde.
Que dire aux vénérables Prélats qui ont bien voulu eux aussi élever la voix pour demander qu'on ne s2 joue pas de la promesse,
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faite, à un de leurs Collègues ; qu'on rende la paix et le calme à nos populations ; qu'on fasse cesser l'agitation et l'inquiétude qui out fait tant de mal à un si grand nombre de loyaux sujets de Sa Majeste.
Merci, Messeigneurs, de cette générosité de votre part. Merct de vous être exposés vous auss' aux desigrémens, qu'on na pas eu la délicatesse de vous épargner. Un juge plus impartial que ceux de la terre vous tiendra compte de vos efforts. Les peupies confiés à votre sollicitude et à la mienne s'unissent dans un sentiment commun de respect, d'amour et de reconnaissance envers Vos Grandeurs,
Puissent les pages qui précèdent, que je sais être en harmonié avec les sentiments de ceux qui nous sont dévoués, leur prouver que la connaissance des faits, des lieux et des personnes ne péut qu'ajouter à nos convictions, et c’est dans cette pensée que je prends la liberté de Les leur offrir.
Nore.—En m'invitant à venir de Rome, ie Goùüvernement Caànadion avait promis que mes frais de voyage seraient remboursés. Or, duns l'intérêt del'apaisement des troubles du Nord-Ouest, non-seulement je me suis rendu de Rome à Fort Garry, mais de plus, j'ai fait le voyage une autre fois de Fort Garry à Mont: réal, aller et retour ; de Montréal à Niagara, vid Buffalo, aussi aller et retour; et dix voyages de Montréal à Ottawa, et autant d'Ottawa à Montrédl, (Je ne-pärle pas des voyages à la demande du Comité du Nord-Ouest, qui ont été défrayés |’ our ces différents voyages, et tout ce qui me regarde persnhinellément, j'ai reçu le 17 Février 1870, la somme dé 81000. Comme il est évident qu> cette somme he couvre pas tous mes déboursés, je mie propose d’en demander la balance au Gouvernement Canadien, afin de pouvoir aider d'autant les fañiiies Riel et Lépine, pendant l'exil de leurs chefs.