‹ Encore les femmes (volume 3)Chapitre 26 sur 39 · EN L'HONNEUK DE LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

EN L'HONNEUK DE LA JEUNESSE

A un TEBS JEUNE HOMME. ST A MOI-MÉMB JOUANT LE RÔLE DE PÉDANT.

^^ tendre sentiment dans ton âme va naître...

^ Latins et des Grecs, tout récemment nourri,

To n'as pas" oublié ce que t'a dit le maître,

Virgile : Nimi^p ne crede colon.

Marthe de ses attraf ts ne doit riep à personne ;

C'est elle chaque jour qui, seule, se les donne.

^n habile pinceau... l^ais ton œil irrité

Me lance des éclairs ?... Oh ! qu'à cela ne tienne !

Je suis de ton avis : elle a de la beauté. . .

Pourvu qu'une heure ou deux d'avance on la prévienne,

U ne m'écoute pas, et je l'approuve fort.

Alors je parle à vous, Marthe. — Nous avons tort, Moi, de perdre le teipps en vides hémistiches, . Vous, de ne pas savoir à quel degré sont riches

Ces grands regards naïfs, pleins d'amoar. — Ce soleil Sur le visage aimé répand un feu vermeil Que n*a pas le pinceau le plus fin, et vous prête Mille fois plus d'attraits que Tart de la toilette. Adorez ces cœurs d*or : leur générosité. Dans le charmant commerce où le printemps les jctt^ Vous fournit tout : Tamour et presque la beauté. Fetices nimiùm ! «^ Mille fois trop heureuse, La jeunesse ; sua n vona norint ! — mais Elle ne connaît pas sa fortune. — Menteuse, La vieillesse lui dit des sermons très-mal faits ' Trésor des ruinés, 6 sagesse envieuse ! La jeunesse, à vrai dire, entraînée au galop, Ëcoute peu ; — pourtant, ce peu, c'est encor trop. Lorsqu'il faut des raisons pour aimer, — qu'on réproave Que femme soit toujours assez belle, — pourvu Qu'elle soit femme, ~ alors qu'il faut que l'on ait vu SI son nez, si son pied, si sa bouche se trouve Bien conforme en tout point au type convenu. Quand la beauté se prouve au lieu qu'elle s'éprouve, Ce n'est pas un progrès^ c'est un triste dégoût Que pour vous consoler voua appelez le goût.

O les dîners exquis ! 6 les charmants amours

Du temps de la jeunesse et des premiers beaux jours!

Un cervelas, du pain, les fruits &pres des haies.

Lu dernière venue à l'ombre des futaies.

Quels dîners! quels amours !... si bons, faits d'appétit!

Comme leur souvenir reste vivant dans l'âme!

Quel cervelas, ! quel pain ! quels fruits ! et quelle femme!

On n'en fait plus ainsi dans ce siècle néant.

Qu'on était riche alors! qu'on est pauvre à présenti

Qui n'a trop à vingt ans n'aura rien à quarante.

Il faut que la jeunesse, immodérée, ardente,

D'une sève excessive enflant ses beaux rameaux,

Couvrant de trop de fleurs sa tète verdoyante,

Fasse la part du vent, des frimas, des ciseaux^. Je Taî dit bien souvent: « Honorons la vieillesse; Les vieux sont des amis qui s*en vont, et qu'il faut Conduire avec un peu de tendre politesse. » Mais le temps ne fait pas à lui seul la sagesse ; On ne devient pas sage à force d'être sot. Eût-on cent ans et plus, je tiens qu'on déraisonne Sur la Jeunesse^ si Ton croit faire plus tôt Mûrir les fruits tardifs qu'amènera l'automnOi En secouant les fleurs dont avril la couronne*

dm in adolescente quod reseeari possU,.

BN APOLOGUE

tfi LAPIN ET LE PEHKOliUKl'.

FÀBIB

Quand, d'un soupçon Jaloux son cœur devient la proie, Voici le procédé que tout époux emploie : Avez-vous remarqué, ma chère, monsieur tel?

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