‹ Encore un Pourceaugnac, folie-vaudeville en un acteChapitre 18 sur 29 · F UT E T · texte numérisé non relu

F UT E T

Oui, oui '7 nous allons rire.

THÉODORE

Ah çà î vous êtes donc un brave , monsieur de Roufignac ?

ERNEST

Ah ! mon Dieu I non . . . Mais comme j'ai dix ans de salle , et que je suis le premier tireur de Limoges. . . , je suis toujours sûr de tuer mon homme sans qu'il m'arrive rien. . .

F u T ET.

Ab ! mon Dieu î

Air : Ma commère quand je danse.

J'appris , dès mon pins jeune âge ,

A manier le fleuret;

J'ai le jeu prudent et sage,

Et suis ferme du jarret.

C'est que mon maître en dâacliaitj

11 m'a donne du courage

A trois livres le cachet.

Croyez- vous sans cela que j'irais m'exposera recevoir que!

que coup. . . qui me ferait mal?. . . pas si bête. . . Allons, Monsieur , ferme.

( Aux officiers ).

Vous allez voir ce coup-là. Je parie, en entrant en tierce , lui percer l'oreille gauche , et me retrouver en quarte. ( A Futet. ) Baissez donc un peu votre collet.

THÉODORE

Je parie pour.

JULE S.

Je parie contre. (Bas à Futet.) Allez. . . , allez toujours 5 la plaisanterie est divine. . . C'est délicieux. . .

FUTET.

N'est-ce pas... n'est-ce pas?... C'est qu'un butor comme celui-là est capable de faire quelque sottise.

JULES

Ça sera plus drôle... Allez toujours.

ERNEST

Allons , en garde....

Ah ! ah î c'est charmant ! . . . . Mais je veux réserver votre valeur pour une meilleure occasion. . . Le soufflet était de mon invention;. . . je vous l'avais donné,. . . je vousl'ôte. . . ; \otve honneur est intact,. . . ainsi rengainez. Mais c'est qu'il le croyait bonnement. . . Ali! ah ! est-il bête. . . !

ERNEST

Comment î c'était donc pour rire ?. . .

FUTET.

Eh ! sans doute. . .

ernest, remettant son chapeau.

Alors je suis obligé de vous en demander satisfaction. . . Allons , l'épée à la main . . .

futet, aux officiers.

Ah ! ça , quel enragé ! mais , est-il bête î est-il bète ! je vous le demande, (A Ernest.) Je vous déclare, Monsieur, que dans un jour consacré au plaisir , je me fais un devoir de ne point me battre. . . , et je ne me battrai pas un mardi gras. . . Demain, si le coeur vous en dit. . . ( Bas à Théodore. ) C'est décidé... il faut le renvoyer aujourd'hui, et je m'en charge. . .

THÉODORE

Comment I vous Toulez ? . . .

FUTET.

C'est une affaire qui devient la mienne.... Justement voici ma femme . . .

ERNEST

Sa femme ! . . .

FUTET.

Soyei à vos rôles. . . ; çà va commencer.

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