‹ Encore un Pourceaugnac, folie-vaudeville en un acteChapitre 19 sur 29 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Précédens , Madame FUTET.

Madame f u t e t.

Air : Gli ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah !

Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah I ah ! Qni m'enseignera

L'infidèle Qu'en vain j'appelle?

Ah ! ah ! ah! ah ! ah ! ah ! ah î ah! ah ! Ce perfide-là, Qui donc ici me le rendra ?

Ah ! dans le siècle où nous sommes , A quoi donc sert la vertu?

Oui , notre sexe est perdu Tant qu'existeront les hommes.

Oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! Qui m'enseignera

L'infidèle Qu'en vain j'appelle ?

Oh ! oh ! oh ! ab. ! ah ! ah ! ah ! Ce perfide-là, Qui donc ici me le rendra ?

FUTET.

Heim î . . . joue-t-elle son rôle . . . ï

Madame futet.

Est-il vrai que madame de Verseuil donne sa fille à un monsieur de Roufignac?. . .

THÉODORE, montrant Ernest.

Le voici lui-même.

Madame futet.

Ah Dieu î. . . C'est bien lui ). . . c'est trop lui ! Soulenezmoi , je vous prie.

ERNEST

Qu'est-ce qu'elle a donc?

( M ) Madame f v t e t , se relevant'-

Ce que j'ai, perfide!... Tu ne me reconnais pas?..» Après la promesse de mariage que tu m'as faite. . .

Air : Jeunes filles, jeunes garçons.

C'est ta coupable trahison Qui seule égara ma faiblesse. ( bis. ) Pour toi j'ai perdu ma jeunesse , Pour toi j'ai perdu la raison.

J'ai perdu , qnelle école !

Le sort qui m'était dû ;

J'ai perdu la vertu,...

ERBEST.

Yons n'avez pas perdu La parole.

THÉODORE

Comment , Monsieur î oser faire la cour à ma cousine lorsque vous avez déjà. . .

f u t e t , bas à sa femme.

C'est bien , c'est bien. {Haut.) Le fait est que si vous avez déjà. . .

Madame, futet.

Oui , Monsieur , il a déjà. — Parle , perfide; oserais-tu le nier :. . . et mon souvenir est-il banni de ta mémoire? aprcs toutes les bontés que j'ai eues pour toi. . .

ERNEST

En effet. . . Serait-ce possible ?. . . Eli ! oui \. . . Je crois reconnaître. . .

futet, à part.

Il reconnaît ma femme. . . C'est charmant ! Est -il bête I est-il bête!

ERNEST

C'est vrai , Madame a raison. Moi , d'abord je ne ments jamais. . . Mais je vous ai si peu vue :. . . cette carriole était si obscure ; et puis çà ne s'est pas passé comme vous le dites. . .

Comment ! . . comment ! . . .

ERN EST

J'aime mieux. . . tout vous raconter, (à Futet) et c'est vous

que je prends pour juge. . . Il y a environ six mois ;. . . ouï il y a déjà cela, . . . j'allais à Melun . . .

FUTIT.

A Melun!...

ERNEST

Je me trouvai tête-à-tête. . dans une petite carriole. . avec une femme charmante , que je ne pouvais pas distinguer.

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