‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 10 sur 259 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

1. C’est avec le calorimètre à eau que j’ai effectué presque toutes les mesures des quantités de chaleur dégagées ou absorbées dans mes expériences. Cet instrument, employé par Dulong et par Régnault, et que M. Thomson met également en œuvre, me paraît celui qui offre les garanties de l’exactitude la plus grande. En effet, les quantités que l’on y détermine se rapprochent d’aussi près que possible de la définition théorique de la calorie; tandis que le calorimètre

à la glace de Lavoisier et Laplace, aussi bien que celui de M. Bunsen, et le calorimètre à mercure de MM. Favre et Silbermann (1), déterminent des quantités différentes, telles que les poids de l’eau liquéfiée ou les dilatations de certains liquides. La relation de ces quantités avec la calorie doit être évaluée séparément, par un système d’expériences spéciales, et elle est exposée à varier incessamment suivant les conditions du milieu ambiant. On rencontre donc dans l’emploi de ces instruments toutes les incertitudes des mesures indirectes.

2. Je décrirai tout à l’heure l’instrument dont je me sers, et je préciserai les conditions dans lesquelles j’ai opéré, conditions qui m’ont permis de supprimer complètement la correction du refroidissement dans la plupart de mes expériences. Ces conditions sont d’une extrême simplicité et susceptibles d’être reproduites aisément par tous les chimistes et physiciens qui voudront exécuter des expériences semblables. Les mesures effectuées sont plus promptes d’ailleurs et le calcul en est plus aisé que dans aucune autre méthode.

3. Ainsi je décris, dans le Chapitre II, les appareils calorimétriques ordinaires ou proprement dits, leur emploi en général et la marche des calculs.

Dans le Chapitre III, je présente les dispositions relatives aux réactions des gaz et aux mesures prises dans des calorimètres clos.

Le Chapitre IV expose la marche à suivre dans l’étude des réactions qui doivent être accomplies au sein de laboratoires et chambres spéciales, plongés dans le calorimètre.

Le Chapitre V rapporte les dispositions que j’ai suivies pour mesurer la chaleur spécifique des solides et des liquides, la chaleur de fusion, le point d’ébullition et la chaleur de vaporisation. Ce chapitre peut être regardé comme un complément des descriptions et des préceptes présentés dans les traités de physique, relativement aces importantes déterminations; descriptions et préceptes qu’il m’a paru d’ailleurs superflu de reproduire.

Dans le Chapitre VI et dernier, je décris un thermomètre à air, de très petites dimensions, qui permet de mesurer avec exactitude : soit les basses températures jusqu’à telle limite que l’on désire; soit les hautes températures, jusque vers 550 degrés, et même jusque vers 1000 degrés, moyennant certaines modifications.

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