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DÉCOMPOSITION D’UN SEL INSOLUBLE PAR UN SEL SOLUBLE

133. Thé»ri« générale. — La théorie de «ette réaction, -basée sur les principes généraux que nous avons donnés plus haut, a été .développée par MM. Guldberg et ’Waage en 187® {Journal für praktische €hemie, année 1,879 tome XIX, p. 88 et suivantes). Hous traduisons littéralement cette partie de leur travail :

« Dans le cas où un corps insoluble m trouve dans un liquide, on ne peint admettre que sa masse active, c’est-à-dire le nombre de molécules qui prennent part à la réaction, augmente dans la même proportion que son poids total... Aussi, lorsqu’on emploie des corps insolubles, il convient d’organiser les expériences de manière que la masse de ces corps insolubles reste constante pendant toute la série des expériences. Il n’y a aucune difficulté d’arriver à ce résultat, car il suffit d’avoir les corps insolubles en quantité suffisamment grande pendant toute la durée de la réaction et, en outre, d’avoir soin que le volume total de la dissolution soit le même pour toutes les expériences. Des recherches directes, instituées dans ce but, nous ont montré qu’une augmentation assez grande de la quantité absolue d’un corps insoluble n’accroît pas sa masse active d’une manière notable. Par exemple, on peut admettre que dans cent centimètres cubes d’une dissolution, un gramme eu deux grammes d’un corps insoluble donnent le même résultat.

» Si l’on suppose que les corps insolubles agissent avec une masse constante, on peut introduire cette masse dans les équations comme une grandeur constante et la déterminer ensuite d’après les expériences, soit à elle seule, soit réunie aux autres constantes inconnues.

» Prenons les mêmes notations que dans le n“ 127 (§ 1 de ce chapitre), et considérons un système de quatre corps, donnant une double décomposition représentée par l’équaticn suivante :

A + Bt = Ai + B.

« Les conditions de l’équilibre pourront s’écrire :

» Admettons que les corps A et B soient insolubles, et que leurs masses p et q puissent être regardées comme constantes ; nous pouvons alors poser ;

et nous obtenons ;

» En posant pour abréger ^ = c1; il vient :

» Ainsi, le rapport entre les quantités des -deux corps solubles est toujours le même pour l’équilibre.

» Admettons que les corps insolubles aient des masses actives égales, -ce qui

a lieu dans beaucoup de cas ; alors le rapport est égal à — .

» Soient Pt et Qi les quantités des deux corps solubles existant à l’origine, et admettons que la quantité ? de Ai se transforme en 1B1 ; an aura :

Pi=Pi — i tet qi= «jtk -H-

i> Et ces valeurs, introduites dans l’équation (2), donnent, tous calculs faits, pour la .limite de la réaction-:

E fP± — cfQi

» La marche de la rëaefion avec le temps peut se calculer de là même .manière que dans le n° 127.

» Si après le temps t une quantités du corps Ai est transformée en Bi et si V est le volume du liquide, vitesse delà réaction entre Ai et £ est:

Pi — x g V V*

i Et la vitesse de la r action entre A et Bi :

fe£ 9i+£.

» La vitesse absolue correspond à la différence entre ces deux expressions ; elle est donc :

s Si dans cette équation, on introduit la valeur de -la limite, on -obtient :

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