‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 103 sur 259 · II. — Prenons comme exemple · texte numérisé non relu

II. — Prenons comme exemple

A = sulfate de baryte, B = carbonate de baryte,

Ai = sulfate de soude,' Bi = carbonate de soude.

On déduit des expériences :

Clî=5’

et on peut en conséquence écrire pour l’équalion d’équilibre :

Quantité de sulfate de soude 1

Quantité de carbonate de soude 5’

d’où il résulte que la masse totale de soude se partage de telle sorte qu’au mo- 1 5

ment de l’équilibre il y en ait - à l’état de sulfate de soude et g à l’état de carbonate de soude :

ntité primitive

^ Quantité

Quantités

transformées

de soude

Pt.

dessoude

observé.

lSé

135. Influence des actions secondaires. — En 1867, MM. Guldberg et Waage avaient traité le même problème par une méthode beaucoup plus compliquée. Ils tenaient compte alors par des coefficients distincts non seulement de l’action du sulfate de baryte sur le carbonate de potasse et de l’action inverse du carbonate de baryte sur le sulfate de potasse, mais encore des actions secondaires et très discutables qui peuvent se produire :

entre le sulfate de baryte et le carbonate de baryte, entre le sulfate de baryte et le sulfate de potasse, entre le carbonate de potasse et le carbonate de baryte, entre le carbonate de potasse et le sulfate de potasse, et enfin entre l’eau et chacun des quatre sels en présence.

On a ainsi pour exprimer soit la limite, soit la vitesse de la réaction, une équation contenant un beaucoup plus grand nombre de coefficients indéterminés, et rappelant celle que nous avons citée pour l’éthérification. Nous croyons inutile de nous arrêter davantage sur cette théorie compliquée et discutable que ses auteurs eux-mêmes ont abandonnée en 1879.

§ 5. — RÉACTIONS DU FER SUR U VAPEUR D’EAU ET DE L’OXYDE DE FER SUR L’HYDROGÈNE

136. J’appliquerai encore la méthode générale indiquée précédemment à l’interprétation des expériences classiques de M. H. Sainte-Claire Deville, sur les actions inverses de la vapeur d’eau sur le fer et de l’hydrogène sur l’oxyde de fer à des températures élevées (voir Irc partie, n° 60)

342, ENC.YCLO.BÉDIE CHIMIQUE..

Du fer, porté à une température constante,, est mis en présence d’une atmosphère limitée de vapeur d’eau ayant une tension e qui est maintenue constante. On constate que l’hydrogène produit atteint une tension h qui est fonction à la fois de la température et de la tension e de l'a> vapeur d?eau

L’équilibre résulte des deux réactions inverses simultanées de la vapeur d’eau, sur le fer et de FKydrogè'ne sur F oxyde de fer. On peut’, à chacune de ces réactions, appliquer les considérations développées à propos de la combinaison, dans.un système non homogène. Comme le fer est en grand excès, sa masse active M, qui dépend surtout de sa surface, peut être considérée comme constante. Il eu est de même de la masse active M* de l’oxyde de fer au moment où l’équilibre est atteint.

La quantité de corps transformée, par Factroir d’e la vapeur d’eau sur le fer, rapportée à l’unité- de temps, est -donc :

La quantité transformée par l’action de l’hydrogène sur l’oxyde de fer dans le ni une temps est, de: même :

Mm(è).

La relation caractéristique de l’équilibre est donc :

y et tpi sont des. fonctions, que l’on peut: prendre en, général, ayec la forme, exponentielle„d’.où :

âr“ M *

Si les fonctions <p et fi se réduisaient à une simple proportionnalité ou que (3 fût égal à il résulterait* db celte équation que le rapport | tarait constant pour une même température.

En fait,: M. Deville a- reconnu qu?il n’y a pais proportionnalité entre lesr-tenisionsr-de- l’hydrogène et de lai vapeur d’eau quand la température du fer reste: constante^!)». Néanmoins,, les: différences ne sont pas très- considérables on peut, donc en conclure , que est peu différent: de fi, c’est-à-dire que les deux, réactions inverses sont soumises à des lois peu différentes..

fl) M- H. Deville conclut de ses expériences qu’il n’y a aucune proportionnalité entre les deux tensions quand, la température reste constante (Comptes rendus, tome EXX, p: 1205). M*. Dehrajg au contraire, dit que « l’oxyde de fer cesse de se réduire dans l’hydrogène lorsqu’il y a entre les tensions de la vapeur d’eau formée et de l’hydrogène restant un rapport constant pour chaque température.:». (Comptes rendus; tome- LXXtX VIII, p. 13.41,. 2* note)

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