‹ Encyclopédie chimique. Tome Ier.- Introduction. 2e fasciculeChapitre 128 sur 259 · II. — TRIPLE POINT · texte numérisé non relu

II. — TRIPLE POINT

M. J. Thomson a été conduit, parla discussion des expériences de Régnault, à reconnaître l’existence de deux courbes distinctes de tension de vapeurs pour

MOUTIER. — SUR QUELQUES RELATIONS DE LA PHYSIQUE ET DE LA CHIMIE. 405 l’eau liquide et pour la glace. Il a déduit de cette discussion une propriété importante : les deux courbes de tensions de vapeur se coupent en un point situé sur la ligne de fusion de la glace. M. J. Thomson a donné à ce point de rencontre remarquable de trois courbes distinctes le nom de triple point (1).

D’après la faible différence qui existe entre les deux tensions de la vapeur d’eau, il paraît fort difficile de déduire avec certitude l’existence du triple point des observations de tensions de vapeur. Mais on peut démontrer l’existence du triple point, signalé par M. J. Thomson, en s’appuyant sur les principes de la thermodynamique (2).

Prenons pour abscisses les volumes, pour ordonnées les pressions (fig. II). Soit L la position du point figuratif lorsque l’eau est ‘prise à l’état liquide sous la pression LQ=p, qui est la tension de la vapeur émise par l’eau liquide à une température t inférieure àla température de fusion 0.

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